Les négociations salariales entamées fin 2015 ne dérogent pas à la règle côté Direction. Elle réaffirme sa volonté de privilégier les augmentations individuelles, basées sur la performance. Bien évidemment, la CFDT, sans exclure ces augmentations « au mérite », continue de revendiquer une politique salariale collective qui ne laisse pas systématiquement une partie des effectifs à l’écart d’une évolution salariale.

Quelles sont nos revendications dans cette négociation ?

  • Une mesure complémentaire pour les rattrapages des écarts salariaux Hommes-Femmes.
  • Un accord cadre pérenne intégrant une mesure d’augmentation collective (en Euros, pas en pourcentage).
  • Sanctuariser une grille de salaires minimaux supérieure à celle du Syntec.
  • Compensation des contraintes imposées par les déplacements professionnels.
  • Redistribution équitable sur L'ENSEMBLE des salariés de l’UES de la réserve de participation.
  • Mise en place d’un Compte Epargne Temps (prévue par l’accord 35 heures de 2001 mais jamais mis à l’ordre du jour par les signataires).
  • Mise en place d’un intéressement.

En décembre, qu’elles étaient maigres les propositions de la direction !

  • Augmentation minimale pour les salariés n’ayant pas eu d’augmentation depuis 3 ans :
  • +375 € (SAT ≤ 38 040 €), +225 € (SAT ≤ 60 633 €). Cette mesure minimaliste « toucherait » 2 843 salariés et ne représenterait qu’un coût total de moins de 760 K€ (soit seulement 0,07% de la masse salariale globale !).
  • Bonus de 150 € si notes ≥ 2 ! Connaissant  toute la subjectivité des systèmes d’évaluation appliqués !
  • 300 K€ de budget supplémentaire pour l’égalité salariale. Quand il en faudrait au moins le triple !
  • Revalorisation de diverses primes liées au travail de nuit et au travail posté. Cette mesure grèverait « lourdement » les budgets de 90 K€ (0,0085% de la masse salariale globale !!!). INSIGNIFIANT !!!

Intéressement, compensation des déplacements, grille de minimas, égalité ??? RIEN !