Droit à la déconnexion, késako ? Le plus simple est de résumer ainsi ce nouveau droit, qui entre en vigueur dans le cadre de la Loi Travail et que la CFDT salue avec enthousiasme :

Ne pas répondre aux sollicitations professionnelles hors de son temps de travail.

Bien que figurant déjà dans l'avenant Syntec du 1er avril 2014 sur le temps de travail (signé par la CFDT et le CFE-CGC, et que certains essaient aujourd'hui de tardivement s'approprier), force est de constater que Capgemini n'a jamais rien tenté de concret, ni surtout de contraignant, pour empêcher l'intrusion du professionnel dans la sphère du privé.

Depuis le 1er janvier, la loi Travail impose la négociation des modalités d'exercice de ce nouveau droit. Nous demandons par conséquent l'ouverture d'une négociation sur le périmètre de l'UES Capgemini en vue de construire un accord définissant les modalités du plein exercice par le salarié de ce droit à la déconnexion et la mise en place, par l’entreprise, de dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congés, ainsi que de la vie personnelle et familiale.

Certes, la direction France pourrait s'en exonérer et produire unilatéralement une charte, qui devrait être soumise à l'avis du Comité d'Entreprise. En cette période de voeux, nous formulons celui d'aboutir à un accord applicable de manière réaliste et au service des salariés, plutôt que de voir surgir un catalogue de bonnes pratiques aux effets limités et/ou avec des moyens inadaptés.