Les revendications CFDT pour les négociations salariales rapidement évacuées fin 2016 par la direction restent constantes et cohérentes année après année :

  • Un accord cadre (donc pérenne), basé sur des principes dont seuls quelques paramètres seraient négociés chaque année : Refusé par la direction.

  • L’absence totale de prise en compte des notes d’évaluation pour les augmentations collectives : Accepté par la direction.

  • La pérennisation d'une grille de minimas UES au-dessus de la grille Syntec, avec extension aux cadres 2.x : Refusé par la direction.
  • Un engagement moral sur les indices planchers de rémunération des sous-traitants qui ne doivent pas être inférieurs aux planchers pratiqués dans l’UES : Pas de réponse.

  • La péréquation de la participation sur toutes les entités de l’UES : Refusée par certaines directions jalouses de leurs privilèges.

  • La prise en compte de la pénibilité des déplacements via un système de récupération des temps de déplacement qui privilégiera la compensation en temps : peut-être dans un futur aléatoire...

  • La mise en place d’un Compte Epargne Temps. Rappelons que ce devait être un thème de négociation depuis l’accord UES 35 heures du 3 février 2000 : Refusée par la direction.

  • Que les mesures d’augmentation collective écartent toute prise en compte des augmentations ou rattrapages des années précédentes : Refusé par la direction.

  • Que les mesures d’augmentation collective soient applicables aux salariés dont le SAT(1) n’excède pas un plafond égal à 2,75 fois le minima UES 2016 soit 52 433 € : Les mesures de rattrapage (pas d'augmentation !) sont étendues aux SAT inférieurs à 65 000 €.

  • L’ouverture immédiate d’une négociation d'un avenant à l'accord Egalité Professionnelle du 13 mars 2015, en vue d’y ajouter une enveloppe exceptionnelle de rattrapage, permettant la réduction des inégalités salariales et intégrant notamment un rattrapage pour les hommes dont le SAT est inférieur au médian de leur catégorie : les 400 K€ qui sont intégrés à l'enveloppe NAO 2017 réduisent donc d'autant l'enveloppe des mesures collectives.

  • L’ouverture au 1er trimestre 2017 d'une négociation d'un accord d’intéressement qui ne prenne pas en compte le niveau de salaire : Pas de négociation envisagée.

  • L’ouverture immédiate et en parallèle aux NAO d’une négociation d'un avenant à l'accord Astreintes du 7 septembre 2009 pour indemniser les salariés faisant état d'un volume d'astreintes important et subissant un arrêt de ce mode de travail : Pas de réponse.

  • L’ouverture immédiate et en parallèle aux NAO d’une négociation d'un avenant à l'accord Travail de nuit du 26 mars 2010 pour revoir les mécanismes d’indemnisation : Pas de réponse.

Dans ces conditions, qu'est-ce qui pourrait justifier notre signature sur un accord aussi minimaliste ? On a eu beau chercher, on n'a pas trouvé.