La deuxième séance de négociation sur l’assurance chômage s’est tenue le mardi 14 mars.
Les employeurs avaient adressé, la veille de la négociation, un nouveau projet de texte qui avait très peu évolué par rapport au précédent. Ce texte bougeant à la marge les bornes d’âge de la filière seniors, intégre une partie des propositions CFDT sur le préambule, mais ne prévoit toujours pas de modulation des cotisations patronales sur les contrats courts.
Ce projet a été unanimement rejeté par toutes les organisations syndicales.
L’ensemble de la réunion a été consacré à la présentation des chiffrages de l’Unédic sur les différentes propositions. Seules 3 organisations syndicales (CFDT, FO, CFTC) avaient formalisé des contre-propositions à celles du patronat.
Toutes les parties autour de la table veulent modifier les règles d’indemnisation pour les rendre plus équitables selon les modalités d’emploi (emploi temps plein et différentes formes d’emplois courts et très courts).
La proposition CFDT consiste à retenir une seule formule de calcul pour tous les chômeurs, quelles que soient les modalités d’emploi.
La proposition de FO est très voisine, elle maintient cependant une différence de calcul pour les intérimaires.
 
La proposition patronale vise quant à elle, à allonger la durée d’indemnisation, en baissant drastiquement son montant.
 
Toutes les organisations, à l’exception de la CGT, sont d’accord pour faire évoluer l’âge d’entrée dans la filière seniors de manière à prendre en compte l’allongement de la durée des carrières et les nouvelles règles en matière de retraite.
  • La CFDT propose une augmentation progressive de la durée d’allocation jusqu’à 36 mois entre 52 en 56 ans.
  • La CFTC propose des paliers entre 52 et 59 ans.
  • Pour ces deux organisations, la contrepartie consiste à faire financer par les employeurs qui se séparent d’un salarié senior un abondement de 500 heures à son compte personnel de formation (CPF).
  • FO propose le décalage de l’entrée de la filière à 52 ans.
  • Le Medef maintient les 24 mois de droits maximum jusqu’à 56 ans, et propose des paliers pour atteindre 36 mois à 59 ans.
 
Pour les organisations syndicales, ces propositions ne seront maintenues que dans le cadre d’un accord global intégrant une modulation des cotisations patronales pour lutter contre les contrats courts.
 
La délégation patronale doit faire une nouvelle proposition de texte avant la séance du 23 mars.