Après la démission surprise en février du secrétaire, suivie de tout le bureau, les salariés de SHT assistent depuis le CE de février à un mauvais feuilleton.

En vedettes : l'opacité de la CGT et les approximations de la DRH...

Les faits 

La secrétaire-adjointe du CE, Sophie FRATCZAK (CGT), avait démissionné de son poste de secrétaire-adjointe du CE fin janvier.

Lors de la réunion du 23 février 2017,

  • le secrétaire Marc DERON annonce se retirer de son organisation syndicale CGT et remettre à la disposition du CE ses mandats de secrétaire du CE et de président de la commission économique.
  • cette décision est suivie d’une déclaration (fleuve) de Michel CASTEL (CFTC) qui annonce sa démission de son poste de trésorier du CE.
  • Jean Marc TRAN (CGT) démissionne de son poste de trésorier adjoint.

Le CE vote pour désigner le secrétaire du CE.  Sophie FRATCZAK est élue secrétaire du CE par 3 voix et 6 abstentions, les autres postes du bureau restant vacants.

Que se passe-t-il ?

La CGT indique sur son site que « Le Comité d’Entreprise connaissait des difficultés dans les relations entre le secrétaire et les salariées du CE et certains élus. En effet, le secrétaire étant pris dans une spirale le conduisant à faire trop de tâches et au-delà de ses attributions, le travail en équipe des élus était devenu impossible, tout comme celui des assistantes du CE. »

La logique semble curieusement expéditive pour un syndicat : « je n’arrive pas à travailler avec toi et tu es fatigué, alors il faut que tu démissionnes… Bien sûr c’est dans ton intérêt et c’est personnel.». Heureusement que notre encadrement n’abuse pas de ce principe !

Les élus du CE (autres que CGT) aimeraient avoir des détails sur cette situation. La CGT avait annoncé dans un premier temps avoir mené une enquête interne (ce qui a été confirmé par les salariées du CE) puis dans un second temps nié l’existence de cette enquête.

Il est vrai que les conditions d’une telle enquête (si elle existait) seraient curieuses :

  • une « enquête » auprès de salariées employées par le CE (et non par la CGT),
  • dont personne ne veut présenter la méthodologie,
  • menée par « des personnes de la CGT » dont la légitimité n’est pas établie,
  • à l’encontre d’un secrétaire CGT dont certains de ses « amis » laissaient entendre qu’il n’est pas « suffisamment CGT »…

donc on n’en parle pas, … mais on papote en « off » en sous-entendant des choses, … mais sans le dire bien entendu.

Bien sûr, aucun membre CGT du CE n’a demandé la tenue d’un audit impartial de la situation au sein du CE, tant pour les élus que pour les assistantes.

C’est pourtant ce que souhaitent la majorité des autres élus et en particulier les élus CFDT.

Devant cet imbroglio, les candidats à l’élection du nouveau bureau ne se sont pas précipités. Etre volontaire pour se voir accuser ensuite d’on ne sait trop quoi par on ne sait qui… à moins d’être très naïf ou très masochiste, ce ne serait pas avisé.

La DRH s’en mêle, pardon s’emmêle

La situation étant déjà tout à fait claire et apaisée, ce serait dommage de l’envenimer. C’était compter sans certaines bonnes volontés.

Donc le 23 févier Sophie FRATCZAK (CGT) a été élue secrétaire du CE. Notre DRH ne s’en est alors pas offusquée, puisqu'une autre réunion a eu lieu le lendemain dont Sophie a assuré le secrétariat.

Puis notre DRH qui ne trouvait rien à redire à la situation a brutalement déclaré que cette désignation ne serait pas valable … juste après un désaccord avec cette même secrétaire pour le rédaction de l’ordre du jour de la réunion suivante.

Il y a des coïncidences qui ébouriffent !!!

Et maintenant ?

Les membres de la CFDT souhaitent ardemment que la CGT accepte de participer à une démarche pour clarifier ce qui se passe au CE sans ambiguïté aucune ni procès d’intention. La restauration d’un climat de travail au service des salariés de Sogeti High Tech est à ce prix.

Et en parallèle, nous espérons que notre DRH soit épaulée pour apprendre à travailler efficacement avec des élus même en cas de désaccord.