L'accord portant sur « l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la parentalité et l'équilibre des temps » conclu chez Capgemini en mars 2015 arrivait à son terme fin 2017. Il avait été signé par la CFDT et deux autres organisations syndicales.

Prétextant abusivement un calendrier social chargé sur le 2d semestre 2017, la direction a tardé à ouvrir la négociation d'un nouvel accord : ce n'est que le 5 décembre que s'est tenue la 1ère réunion. La direction proposait initialement de conclure un avenant de prorogation pour 6 mois de l'accord 2015-2017, sans autre engagement. Elle proposait aussi un calendrier de négociation à l'issue duquel elle envisageait un accord unique de QVT (Qualité de Vie au Travail) englobant rien moins que l'égalité F/H, la parentalité, les temps de vie, le droit à la déconnexion et les temps de déplacement.

Après avoir clairement rejeté le principe d'un accord unique, la CFDT a réclamé et obtenu les garanties suivantes sur le sujet Egalité F/H :

  • Le maintien a minima des méthodes de calcul des écarts salariaux : établies avec le précieux concours du cabinet Sextant, elles seront par défaut la base qui servira à déterminer les populations concernées en 2018 par un rattrapage salarial. Base à améliorer au cours des prochaines négos.
  • L'engagement de la direction à mettre au moins 500 K€ dans l'enveloppe consacrée à ces rattrapages pour 2018. Même si cette somme reste insuffisante pour accélérer la réduction des écarts, elle constitue un engagement que la direction ne pourra qu'améliorer.

Notre acceptation d'une prorogation de 6 mois ne présume rien de la suite. Les revendications de la CFDT dans la négociation du 4ème accord sur l'égalité Femmes-Hommes seront détaillées dans un prochain article.