Pourquoi nous ne l'avons pas signé !

Préambule

Que de belles et généreuses idées dans ce préambule qui date, rappelons-le, de 2000 ! Mais qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

  • les salariés savent bien que leur journée de travail n’a pas été réduite. Pour s’en convaincre, il suffit de passer dans les couloirs après 18 heures et de constater combien d’entre nous sont encore au travail.
  • Les salaires sont gelés pour la plupart d’entre nous depuis 2001.
  • Le nombre de jours de formation par salarié a été divisé par deux en trois ans !

Et surtout, la direction a refusé de créer des emplois lors du passage aux 35 heures alors que c’était la finalité première de la loi. Elle a rejeté nos propositions de créer de nouveaux postes, en particulier dans le domaine administratif, préférant que les personnels « CSS » continuent à faire les travaux administratifs en plus de leur travail de production.

Le seul point positif pour les salariés, c’est la création de jours d’ARTT. Encore faut-il savoir que dans la quasi totalité des autres grandes SSII les salariés bénéficient de bien plus que 9 jours d’ARTT. Non, décidément, nous pensons que nous avons eu raison de ne pas signer cet accord !

"Société de Conseil et de Service en Informatique et Télécommunications, CAP GEMINI est une entreprise performante et qui crée des emplois.
Les lois d’aménagement et de réduction du temps de travail, dites « lois Aubry » sont un nouveau défi pour l’entreprise, en termes de maintien de sa compétitivité, de satisfaction des salariés et d’emploi.
Le passage à 35 heures aura un impact économique important en raison de la réduction de la capacité de production et de facturation et un enchérissement du coût du travail.
La compétitivité pourra être retrouvée, voire améliorée, grâce à une évolution profonde et progressive de l’organisation du travail. L’annualisation et la modulation du temps de travail doivent permettre de définir des rythmes bien adaptés à chaque type d’activité. La culture de responsabilité, d’autonomie et de solidarité orientées vers le service client de qualité, est un gage de réussite de cette transformation : de telles innovations dans les modes de fonctionnement de l’entreprise supposent des expérimentations préalables à leur déploiement.
CAP GEMINI entend développer conjointement la performance sociale de l’entreprise :

  • tout salarié verra son temps de travail réduit de manière significative et perceptible et ses travaux supplémentaires pris en compte ;
  • tout salarié bénéficie d’un régime propre à CAP GEMINI, de congés d’ancienneté et d’absences exceptionnelles assimilés à du temps de travail ;
  • la politique de rémunération est maintenue sans gel des salaires ;
  • les objectifs de formation sont maintenus en volume et en qualité.

Le groupe CAP GEMINI a montré sa capacité à créer des emplois et à former des générations d’informaticiens. Il a l’ambition dans le nouveau cadre légal et conventionnel de développer cette capacité dans l’avenir."