Pourquoi nous nous sommes opposés à cet accord

Un accord pour l’emploi des travailleurs handicapés, engageant les partenaires sociaux jusqu’en 2012, a été signé par la CFTC et FO en novembre.

La CFDT fait le constat que, non seulement, elle ne peut pas signer ce nouvel accord, mais qu’elle doit s’y opposer :

bouton_rouge Pour inclure des objectifs d'embauche sensiblement supérieurs à ceux du précédent accord.
bouton_rouge Pour permettre aux organisations syndicales un contrôle réel de l'accord. En effet, faute de détails portés à leur connaissance au niveau national, rien ne permet d'assurer le contrôle effectif par les organisations syndicales des fonds employés.
bouton_rouge Mais au-delà de ce contrôle a posteriori, pour obtenir un travail conjoint en amont des décisions, permettant des prises de décisions paritaires.


Cette opposition a été formulée au regard des dispositions légales prévues pour contester un accord signé par des organisations minoritaires, et sa rédaction a été formulée dans les mêmes termes par la CGT : cette opposition est donc majoritaire à 53%.
De ce fait, l’accord est réputé non écrit.

Notons par ailleurs la non signature de la CFE-CGC ce qui porte à 3 le nombre d’OS hostiles à cet accord.

Nous avions usé d’une méthode identique au sujet du DIF, ce qui avait eu pour effet de contraindre la direction à revenir à la table des négociations, et à obtenir de meilleurs résultats.

Dès notre opposition, nous avons engagé la direction à reprendre la négociation.

Oui, nous sommes plus que favorables à l’emploi de travailleurs handicapés !
Oui, nous sommes favorables à l’aide que l’entreprise peut apporter aux salariés ayant charge de parents handicapés !

Qui peut dire le contraire, sauf en usant d’arguments fallacieux ? Notre implication dans les COS et notre soutien quotidien à nos collègues handicapés démontrent notre engagement pour cette cause.

Ce qui est visible dans l’accord que nous avons dénoncé, c’est le peu de volonté à faire en sorte que les choses bougent partout dans l’UES et non ici ou là. Pour ce faire, il faut changer des états d’esprit et partager la gestion : il faut du paritarisme !
Nous avons proposé qu’il y ait une réelle application du paritarisme. La direction s’arque boute sur ses prérogatives et rejette notre demande. Une des premières grandes erreurs de la direction n’est elle pas celle-ci ?
L’intégration, le travail des handicapés, c’est du social ! Cela concerne tous les salariés et bien au-delà.

L’opposition à cet accord a remis la balle dans le camp de la direction

Si la direction refusait de revenir à la table des négociations et se contentait d'agir dans le cadre de la loi de 2005, elle démontrerait par là même que sa préoccupation n'est pas l’emploi, donc l’insertion sociale, des personnes handicapées, mais uniquement une préoccupation financière en ne visant que l’exonération de ses obligations fiscales.