Fin janvier, la CFDT avait rappelé ici ses revendications dans les négos Salaires 2015. Les dernières propositions figurant dans l’accord mis en signature fin février par la direction restent très insuffisantes et n’ont pas modifié notre appréciation globale de la situation :

  • Les 1,5 millions d’euros que représentent les différentes propositions de la direction doivent être appréciés au regard du chiffre d’affaires en France (2,4 milliards d’euros), du bénéfice en France (200 millions d’euros) ou de la nouvelle augmentation du dividende des actionnaires (> 12%).
  • La grille de minimas salariaux proposée exclut tous les cadres dont le coefficient est au moins égal à 2.1, soit plus de 70% des effectifs des entités françaises du groupe ! Cette grille de minimas, nous la voulons pour la plus grande majorité.
  • Le mécanisme de rattrapage qui est de nouveau proposé vise à sanctuariser un système complexe et illisible qui exclut le principe d'un accord cadre proposant une augmentation pérenne, collective et révisée chaque année .
  • L’enveloppe supplémentaire (400 K€) dédiée au rattrapage des inégalités salariales entre hommes et femmes reste largement en-deçà de ce qui serait nécessaire pour mettre fin à ces inégalités. Un rappel : le cabinet Sextant a estimé ce besoin à 6 M€.
  • Un point positif doit être souligné : pour la deuxième année consécutive, la direction consent à ne pas conditionner une mesure salariale collective à la notation subjective imposée aux salariés, ce qui lui évite d'être juge et parti.
  • Compensation des déplacements, Intéressement, Compte Epargne Temps, Péréquation de la Participation : la direction n’apporte aucune réponse à nos revendications.

L’accord mis en signature concernerait un peu plus de 3 000 salariés (moins de 15% des effectifs), parfois pour des montants ridicules (quelques malheureux centimes sur des primes liées au travail de nuit !), quand 100% des actionnaires bénéficieraient des largesses de l’entreprise.

Rappelons que le seul salaire de Paul HERMELIN a été augmenté de 10% en 2 ans , pour arriver à 2 624 252 euros. Plus de 150 fois le salaire moyen de la plus petite qualification de l'entreprise CAPGEMINI. (sans les attributions d'actions évidemment).

 OÙ EST LA RECONNAISSANCE DU TRAVAIL DES SALARIÉS (en énergie et en temps) ?

OÙ EST LE PARTAGE DES RESULTATS ENTRE LES SALARIÉS ET LES ACTIONNAIRES ?

OÙ EST L’AVENIR DES SALARIÉS ?

Il n'est donc pas envisageable, pour la CFDT , d’adhérer, chez Capgemini à un accord aussi minimaliste.