Une histoire de Copier/Coller ?

L'introduction de notre article du 28 janvier 2016 reste d'actualité ( « Les négociations salariales entamées fin 2015 ne dérogent pas à la règle côté Direction. Elle réaffirme sa volonté de privilégier les augmentations individuelles, basées sur la performance. Bien évidemment, la CFDT, sans exclure ces augmentations "au mérite", continue de revendiquer une politique salariale collective qui ne laisse pas sytématiquement une partie des effectifs à l'écart d'une évolution salariale. » ).

Le 15 janvier dernier, 2ème réunion de la négo 2017, la direction s'exerçait à un autre Copier/Coller et proposait exactement les mêmes mesures de rattrapage salarial que l'année dernière, toujours abusivement qualifiées de mesures d'augmentation. Quelle progression !

Elle aurait presque tort de se gêner. Depuis des années, ces mesures minimalistes suffisent à appâter ses fidèles signataires. Même si, a posteriori, ceux-ci s'aperçoivent benoîtement de quelques supercheries (voir notre article du 12 janvier). Et que dire de l'ajout de la compensation des 6 € de cotisation Santé exceptionnelle pour les SAT(1) ≤ 28 K€ ? Si le principe suit un engagement de la direction en réponse à une revendication CFDT, le SAT(1) de référence ne nous satisfait pas. 30 K€, et même 33 K€, seraient bien plus acceptables.

Amusons-nous un instant d'une autre pitrerie de ce 15 janvier avec l'autosatisfaction de la délégation CFE-CGC qui se targuait d'être rejointe sur ses revendications par toutes les autres délégations. Revendications qu'elle fut pourtant la dernière à communiquer. Qu'est-ce qui ne tue pas au fait ?

Quelles sont nos revendications pour la politique salariale 2018 (envoyées à la direction et partagées avec les autres OS le 22 décembre 2017) ?

  • Compensation de la cotisation forfaitaire exceptionnelle de 6 € pour les frais de santé des salariés dont le SAT(1)est inférieur à 30 K€ via une enveloppe supplémentaire et exceptionnelle.
  • Une prime pour l'ensemble des salariés de l'UES à l'occasion des 50 ans du groupe
  • Une enveloppe exceptionnelle afin de réduire puis de supprimer les inégalités salariales entre les femmes et les hommes.
  • Une revalorisation des IK et la mise en place d'IK vélo.
  • Une augmentation de la valeur des tickets restaurant (bloquée depuis 7 ans).
  • La revalorisation des primes liées au travail de nuit et au travail posté.
  • L'ouverture d'une négociation d'un accord d'intéressement.
  • La fin des discriminations salariales régionales (des baisses abusives de salaires ont été constatées à l'occasion de mutations de Paris vers la province alors que le coût de la vie dans certaines régions reste très élevé).
  • L'absence totale de prise en compte des notes d'évaluation pour les augmentations collectives.
  • La pérennisation d'une grille de minimas UES au-dessus de la grille Syntec avec extension aux cadres 2.x.
  • L'application des mesures d'augmentation collective (pas de rattrapage !) aux salariés dont le SAT(1) n'excède pas un plafond égal à 2,75 fois le minima UES 2017 (aux alentours de 52 K€).
  • La péréquation de la participation sur toutes les entités de l'UES.

 

(1) Salaire Annuel Théorique incluant le salaire annuel brut et les éventuels éléments variables

 

A titre complémentaire, nous vous invitons à parcourir ces quelques extraits d'un article du 01/02/2018 du journal Alternatives économiques intitulé « La reprise est sauve mais les inégalités se creusent ».