Suite aux négociations salaires 2017, qui ont abouti début mars 2018 à un accord durement (et étrangement) validé par un syndicat qui signe TOUT sans retenue et un autre que la direction a fortement prié pour qu'il signe, les salariés de Capgemini ont enfin accès à l'indemnité kilométrique vélo, réclamée depuis plusieurs années par la CFDT. Voir ici notre article du 14 mars.

La seule annonce de l'application de ce dispositif, entré en vigueur avec la loi relative à la transition énergétique et à la croissance verte d'août 2015 et qui est une réponse parmi d'autres aux enjeux de santé publique et de développement durable, aurait dû nous réjouir. Mais ...

Car il y a un "MAIS" magistral : bien que l'IK vélo soit LEGALEMENT cumulable avec un abonnement de transports en commun, notamment lorsque le salarié utilise son vélo pour se rendre à un arrêt de transports publics, la direction a imposé cette impossibilité de cumul.

Une vraie radinerie qui n'a pas rebuté les signataires de l'accord, ils s'en vantent même alors qu'elle est de nature à dissuader de nombreux salariés qui feront vite leurs calculs entre la possibilité d'une prise en charge de 200 Euros au maximum par an et des remboursements qui dépassent largement cette somme.

Quelques rappels sur l'IK vélo :

  • Elle désigne la prise en charge par l'employeur de tout ou partie des frais de transport des salariés qui effectuent leur trajet domicile-travail à vélo ou avec un vélo à assistance électrique.
  • Les déplacements professionnels ne sont donc pas concernés.
  • Elle est fixée à 25 cents du kilomètre.
  • Elle bénéficie d'une exonération d'impôt sur le revenu dans la limite de 200 Euros par an.
  • Un justificatif et une attestation sur l'honneur devront être fournis à l'employeur.
  • Les trajets effectués grâce à un service public de location de vélo auraient pu être éligibles à l'IK vélo, mais... radins une fois, radins souvent...