Depuis plusieurs mois, les conditions de travail au sein du Centre de Services Partagés (CSP) Paie se dégradent sévèrement, au point d’atteindre aujourd’hui une situation parfaitement inacceptable et alarmante..

Les salariés du CSP en payent le prix fort. Les cas de souffrance se multiplient et les atteintes à la santé de nos collègues sont une réalité choquante.

Devant ce constat accablant souligné par la CFDT, la Direction n’a pas vraiment d’autre choix que de convenir qu’il y a un problème... Mais, dans une posture trop communément aperçue, la Direction s’empresse de minimiser la gravité de la situation et oppose des plans d’action mal ficelés qui ont hélas déjà fait les preuves de leur inefficacité…

Mais au fait, comment en est-on arrivé là ?

Lors de la création du CSP Paie, la CFDT avait déjà souligné les risques potentiels de ce projet.

Ces difficultés se sont encore renforcées avec la création du CSP Admin RH en juin 2017 et se sont traduites par :

  • Un changement de process et un partage des rôles entre les deux CSP insuffisament définis, et surtout, pas assez accompagnés,
  • Le déploiement catastrophique de l’outil MyConnect, dans la grande tradition des outils internes, c'est-à-dire plus proche du fiasco que de la « success story ».

Bref, le vrai cas d’école où on ne se préoccupe pas d’accompagner le changement, porté par un outil calamiteux : augmentation de 1250% des cas de rejet interfaces… Si, si, vous avez bien lu ! Non, il n’y a pas un seul chiffre en trop !

A partir de là, c’est une histoire connue…

Devant cette situation ubuesque, nombre de salariés quittent l’entreprise (20 départs sur un effectif de 60 salariés !). Les salariés qui sont toujours là prennent de plein fouet les surcharges de travail dues à un effectif réduit que la Direction peine à compenser par l’appel aux intérimaires, qu’il faut bien entendu former à leur arrivée…

Ces dysfonctionnements, cumulés à des process de décision parfois inopérants, ont en outre des conséquences précoccupantes sur la rémunération même des salariés de Capgemini : les retards et les erreurs de paiement ne font plus exception...

Un comble pour une entreprise qui prétend vendre à ses clients des solutions informatiques et des modèles d'organisation les plus performants du marché !

Et maintenant ?

La CFDT demande à la Direction :

  • De s'engager à déployer rapidement de vrais plans d’actions permettant de mettre en place de vraies solutions, avec comme priorités la santé des salariés impactés et le traitement des surcharges de travail,
  • De mettre en œuvre tous les moyens permettant de revenir à une situation nominale concernant l’outil MyConnect,
  • D’examiner les solutions à mettre en œuvre en matière de rétention des salariés, notamment par le relèvement des niveaux de rémunérations qui s’avèrent être en dessous du marché,
  • Enfin, de donner tous moyens au CHSCT RAA (Rhône Alpes Auvergne) afin qu’il puisse mener ses missions en matière d’amélioration des conditions de travail et de protection de la santé physique et mentale des salariés.
  • De reconnaitre, à l'occasion des process d'évaluation de fin d'année, la pénibilité subie par les assistantes et fonctions RH qui se sont maintes fois heurtées aux dysfonctionnements de ce programme et de l'acter par des mesures salariales significatives.