Rappelez-vous la prime S...Y, du nom d'un ancien et peu regretté Président de la République. Instituée sans aucune concertation nationale avec les représentants des salariés comme avec ceux des patrons, cette s...ette avait donné lieu en 2014, comme en 2012, à un accord d'entreprise, rejeté par la CFDT, qui faisait alors des salariés présents des actionnaires "à l'insu de leur plein gré".

4 ans plus tard, un peu plus de 15 000 salariés encore présents dans les effectifs de l'UES ont enfin acquis le droit de disposer LIBREMENT de tous les droits sur ces actions, à commencer par celui de les céder. Mais plus de 5 000 salariés ont, de par leur sortie des effectifs, perdu ce droit ! Et ce sont près de 27 000 actions qui ont été "détruites". Notons tout de même un point positif : la valorisation boursière de ces actions qui apporte à ces épargnants contraints une plus-value significative.

La s...ette n'a eu qu'un temps. Aujourd'hui, c'est à une prime de partage de l'investissement et des efforts que la CFDT appelle au travers d'un accord d'intéressement qu'il devient urgent de négocier.

Un rappel historique des s...ettes chez Capgemini : alors même qu'elles avaient pris en 2011 une forme numéraire en Euros (entre 150 et 50), donc immédiatement "palpables" et à la libre disposition des bénéficiaires, le deal passé en 2014 (comme en 2012) par les deux mêmes signataires de cet accord, la CFTC (ça, on s'en serait douté, tellement il est rarissime et exceptionnel de ne pas les voir s'associer avec la direction !) et la CFE-CGC, imposait de facto aux salariés présents de devenir actionnaires du groupe. Plus de 20 000 salariés devenaient ainsi détenteurs d'actions (entre 6 et 3 selon leur niveau de rémunération) sans en avoir signifié l'intention. Ces charitables signataires ne voulaient que le bien-être, comment leur en vouloir ??? Peut-être une inavouable intention d'éduquer les "collaborateurs" (comme ils disent) aux bienfaits du libéralisme ???

Mais les 5 000 autres, parmi lesquels certains ne sont pas partis de leur plein gré, on leur a dit à leur départ qu'ils perdaient ce bénéfice légitime de leur travail de 2014 et d'avant ?