QUAND ON VEUT, ON PEUT !!!!

L'UES Capgemini vient d'annoncer sa décision d'attribuer une prime de 1 000 Euros à ses salariés dont le brut annuel est inférieur à 30 K€ (environ 2 300 salariés concernés) et de 500 Euros à ceux dont le salaire brut annuel est inférieur à 35 K€ (entre 3 000 et 4 000 salariés).

Ainsi, après des années de négociations salariales minimalistes, l'UES Capgemini vient de trouver brusquement les ressources suffisantes pour satisfaire aux demandes d'un président aux abois. Les prochaines négociations salariales chez Capgemini qui débuteront le 19 décembre permettront-elles de voir si, enfin, les dirigeants du groupe accordent un réel intérêt aux attentes de nombreux salariés, fût-ce au léger détriment des actionnaires ?

Cette décision est sans conteste le résultat de multiples interventions de diverses délégations syndicales auprès des représentants de la direction. Même si, déjà, il en est pour s'en attribuer la seule maternité.

Et cette décision tient aussi à d'autres raisons, plus politiques et moins exposées publiquement :

Après un début de quinquennat où le président de la république, son gouvernement et ses fidèles "marcheurs" se sont ingéniés à dédaigner les corps intermédiaires et à ne pas écouter les alertes sociales que lui remontaient de nombreux édiles, la crainte légitime d'un chaos social l'a fait reculer sur de nombreux principes.

  • Retour des heures supplémentaires défiscalisées qu'il avait lui-même contribué à supprimer du temps de son idylle avec son prédécesseur à l'Elysée.
  • Recul sur la CSG pour un grand nombre de retraités.
  • Enfumage sur l'augmentation salariale de 100 Euros nets pour les salariés au SMIC. Il est très vite apparu que ce n'était pas une augmentation du SMIC mais une accélération du calendrier de réévaluations de la prime d'activité, que tous les smicards ne touchent pas ou alors de façon incomplète.
  • Appel aux entreprises, ses principaux soutiens, pour tenter d'amadouer une colère grandissante du peuple.