Après un accord minable signé en 2003 par la seule CFE-CGC, l'UES Capgemini s'était dotée en 2009 d'un accord nettement mieux-disant définissant entre autre les conditions de recours aux astreintes, leurs règles de planification, d'exécution, de rémunération minimale, de récupération et de suivi. 

En juillet 2018, faisant le constat détaillé de nombreux et fréquents non respects de plusieurs parties de cet accord par la direction et ses représentants, la CFDT dénonçait sa signature. Relire ici notre article du 7 août 2018Plus de cinq mois après notre sortie de cet accord, la direction a convoqué pour fin janvier les organisations syndicales représentatives à "échanger" sur nos constats et sur les améliorations qui pourraient être apportées à ce mode dégradé d'organisation du travail. Depuis notre sortie de l'accord, la situation ne s'est guère améliorée...

...elle s'est même détériorée en certains lieux : de moins en moins de respect des temps de repos, de forts décalages des rémunérations des astreintes et interventions, des reportings de plus en plus défaillants etc... Au point même que les inspections du travail sont intervenues en Rhône Alpes et en Aquitaine.

Dernier incident en date : le non paiement en décembre des astreintes et interventions de novembre. Mi janvier, certains des salariés concernés ont vu arriver sur leur compte bancaire un versement SANS AUCUNE EXPLICATION. Vérification faite, il s'agirait d'une avance sur la régularisation qui se ferait sur la paie de janvier. OK, mais, régler en 2019 ce qui aurait dû l'être en 2018, n'est-ce pas soumettre indûment des sommes au prélevement à la source ? Alors, quelles compensations ?

Depuis 2009, la CFDT a, contrairement à d'autres signataires plus distants, régulièrement contribué à faire évoluer et vivre le mieux possible l'accord que nous avions initié et signé et à traiter les irrégularités. Nous participerons donc à ce groupe de travail avec pour ambition de renouveler la gestion des astreintes dans le sens d'une meilleure reconnaissance de l'investissement des salariés et du respect de leur vie privée comme de leur santé.