Engagées depuis plus de 8 mois, les négociations pour l'organisation sociale dans l'UES(1) Capgemini se sont enfin achevées sur un accord majoritaire que la CFDT a signé, bien que notre objectif, d'assurer la meilleure proximité des représentants avec les salariés, n'ait été que partiellement satisfait.

Comme de nombreuses autres entreprises, Capgemini n'a pas cherché à préserver une représentation des salariés au niveau de l'actuelle. C'est une "économie" de mandats voisine de 30% que subiront les instances représentatives du personnel et, par voie de conséquence, les salariés. Et ce sont les domaines de la santé, de la sécurité et des conditions de travail qui risquent d'être les plus impactés avec le faux remplacement des CHSCT par les commissions SSCT(2).

Passons rapidement sur les multiples voltefaces de la CGC, plus impliquée dans la communication publicitaire et populiste, plus soucieuse de ses intérêts personnels que de rechercher avec sincérité une construction sociale dans l'intérêt des salariés. Mais, à force de naviguer d'une position majoritaire à une autre sans jamais respecter ses engagements, le temps perdu ne se rattrape pas et les occasions d'avoir un meilleur accord se raréfient.

Maintenant que les périmètres et fonctionnements des CSEE(3) et de leur CSSCT(2) sont cadrés par un accord, qui définit aussi ceux des Représentants de Proximité, nous passons à l'organisation des élections. Période classiquement compliquée chez Capgemini avec un nombre conséquent d'étiquettes syndicales invitées à négocier le protocole électoral (pas moins de 12 !). Alors que la négociation portant sur la définition des collèges électoraux s'était achevée fin février sur la position unanime des 5 délégations participantes pour deux collèges (le 1er pour les non cadres et le 2d pour les cadres), un nouveau re-re-revirement de ... la CGC ne permet pas de valider l'accord mis en signature et renvoie ce thème de négociation sur celle du protocole électoral, à la conclusion très incertaine.

De ce fait, les élections initialement prévues pour le printemps prochain pourraient bien se voir reportées à l'automne. Mais elles devront impérativement avoir lieu avant la fin de l'année, les associales ordonnances jupitériennes ayant imposé la disparition des CE le 31 décembre 2019.

 

(1) Unité Economique et Sociale

(2) Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail

(3) Comité Economique et Social d'Etablissement