Les négociations Salaires 2018 ont-elles donné un meilleur cru que les années précédentes ?

Alors que la direction avait habitué un grand nombre de salariés au pain sec et à l’eau, la tension sur les emplois dans nos métiers ainsi que nos refus de valider des accords Salaires minimalistes depuis plusieurs années portent enfin, un peu, leurs fruits.

Les acquis d'un accord (tardif, la direction s'étant un peu faite prier pour ouvrir ces négociations annuelles obligatoires)

qui a recueilli 4 signatures (CFDT, CFTC, CGC et FO) sur 5 :

 

  • Revalorisation de 2 à 3 points des primes d’astreinte.
  • Une rallonge de 600 K€ pour le rattrapage des inégalités salariales que subissent encore trop de femmes.
  • La perspective de la mise en place d’un plan d’intéressement (et oui, certains lecteurs s'en étonneront peut-être, mais Capgemini, entreprise du CAC 40, n'a jusqu'à maintenant jamais voulu mettre en place un intéressement !) et d’une répartition plus juste de la participation (une revendication plurisyndicale assez ancienne).
  • Une mesure de rattrapage salarial collective des salariés non augmentés entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2018 qui se décompose en deux tranches :
    • Jusqu'à 600 € bruts annuels pour les SAT < 40 885 €
    • Jusqu'à 350 € bruts annuels pour les SAT compris entre 40 885 € et 48 558 €

Globalement, on pourra toujours regretter le faible pourcentage de la partie collective des augmentations de salaire, ainsi que les montants faibles dans l'absolu au regard des bénéfices de Capgemini (marge opérationnelle de 306 M€ en 2018 en France en progression de 110 points de base sur un an !).

Malgré tout, dans un esprit constructif, la CFDT a décidé de signer cet accord parce qu'il apporte un plus aux plus bas salaires.

D'autre part, la CFDT restera vigilante et offensive quant à la négociation des accords d’intéressement et de participation afin que le fruit de notre travail commun profite à tous et non aux seuls actionnaires !