Nous avons évoqué dans cet article du 6 mai les éléments de l'accord Salaires 2018 récemment signé par 4 organisations syndicales de Capgemini, dont la CFDT.

Bien que n'ayant pas toujours participé aux négociations qui ont abouti à cet accord, la CGC a l'audace de s'en attribuer la paternité dans un tract, non seulement manipulateur, mais en plus erroné sur les montants (savaient-ils seulement ce qu'ils ont signé ?) !!!

Il est clair que, chaque syndicat a défendu ses revendications, du moins quand ils étaient présents aux réunions de négo. Et si tel ou tel syndicat peut légitimement avancer que tout ou partie d'une mesure répond à ses demandes, aucun ne peut s'enorgueillir d'une quelconque exclusivité.

Retours sur le contenu de l'accord du 7 mai 2019 :

  • Enveloppe de 600 K€ pour les rattrapages Egalité Femmes-Hommes : c'est bien 600 K€, et non pas 500 K€ comme la CGC  l'a écrit. Cette mesure était déjà dans le 1er projet d'accord présenté par la direction début avril. Et la même mesure, avec des montants différents, est dans tous les accords Salaires depuis 2013.

  • Augmentation des primes d'astreinte : ce n'est jamais que le résultat d'un mécanisme automatique de revalorisation au moins tous les deux ans, obtenu par la CFDT dans l'accord Astreintes de 2009 et reproduit ensuite dans l'accord sur le travail posté et le travail de nuit.

  • Mesures de rattrapage salarial : premier acquis des négociateurs syndicaux, obtenu à l'issue de la seule réunion de négo où la CGC était délibérément absente !

  • Projet de "refonte de l'épargne salariale" : la révision de l'accord participation pour une répartition plus équitable entre tous les salariés des entités françaises du groupe est une demande de tous les syndicats depuis de nombreuses années.
    L'ouverture d'une négociation portant sur l'intéressement est réclamée par plusieurs syndicats, CFDT y compris, depuis des années. Nul ne peut s'en attribuer l'exclusive paternité, mais la CGC "ose tout, c'est même à ça qu'on la reconnait..."