Dans un article du quotidien Ouest France daté du 7 octobre, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, réaffirmait les valeurs de la CFDT, après avoir très brièvement évoqué l’épisode dramatico-médiatique du DRH d’Air France, contraint de s’enfuir sous les coups d’une réunion de CCE où il venait d’annoncer des milliers de suppression de postes. Notre objet, ici, n’est pas d’épiloguer indéfiniment sur ce micro événement, mais bien de rappeler ce qui fait le fondement et structure la démarche de la CFDT, au plan national comme dans l’UES (1) Capgemini :

privilégier le dialogue !

Nous avons relevé dans l’article d’Ouest France les extraits suivants dans lesquels Laurent Berger redit la démarche de la CFDT :

« C’est une partie de la classe politique qui, sous couvert d’une vision « moderne » de la société, défend en fait un projet autoritaire qui priverait les salariés de la possibilité se défendre et de s’organiser entre eux. C’est aussi une partie du patronat, qui voit dans le dialogue social un obstacle au fonctionnement de l’entreprise, et une remise en cause de son pouvoir. Prisonniers d’une vision court termiste, ces dirigeants-là ne comprennent pas que le dialogue social est un levier de performance durable. ».

« Il n’y a pas d’autres méthodes que le dialogue pour trouver des solutions durables à des situations complexes, et faire de vrais choix collectifs. »

« Négocier, cela demande d’établir un rapport de force, mais aussi des relations de confiance et de loyauté, d’amener des propositions et de construire des compromis. ».

« Si le rôle des syndicats est inscrit dans la Constitution, c’est qu’ils sont porteurs d’une mission d’intérêt général. Sans organisation collective, le salarié est seul face à son employeur… ».

« On peut vouloir se passer des syndicats, mais il faut bien comprendre ce que cela implique : le chacun pour soi et la loi du plus fort dans l’entreprise, et davantage de conflictualité. ».

Toute la démarche de la CFDT de Capgemini est résumée dans ces extraits. Nous sommes prioritairement et viscéralement axés sur le dialogue social pour bâtir des solutions.

Comme cette année chez Sogeti à Niort ou depuis toujours dans les constructions d’accords.

Les polémiques insultantes, diffamatoires et stériles dans lesquelles certains syndicats veulent nous entraîner, nous les leur laissons bien volontiers. Notre priorité à nous, ce sont les salarié-e-s de l’entreprise et leur avenir dans un cadre qui facilite une meilleure articulation entre leur vie professionnelle et leur vie privée.

Mais « dialogue » ne signifie pas « soumission ». Comme en 2005 et 2008, quand la CFDT fut à l’initiative de grèves chez Capgemini pour obtenir des accords salariaux, ou en 2010 quand la CFDT, là aussi, fut à l’origine d’actions collectives permettant l’ouverture des négociations pour le télétravail, ou bien encore en février 2015 quand la CFDT obtint, par l’appel à une journée de mobilisation, une avancée décisive dans l’harmonisation des statuts des salariés Euriware, nous savons montrer notre détermination quand cela devient nécessaire.

PARLONS-NOUS !

REJOIGNEZ-NOUS !

(1) Union Economique et Sociale