Fidèle à sa forte implication systématique dans toutes les négociations, la liaison CFDT de Capgemini a adressé ses revendications à la direction France ce 9 décembre.

Des revendications dont les réductions des inégalités et la compensation des contraintes de mission sont les éléments fondateurs, loin de certaines revendications illusoires et populistes que nous avons récemment pu lire.

Retrouvez ici le courrier envoyé à la DRH France.

Si nous développons certaines de nos revendications :

  • Si la CFDT a signé le dernier accord sur l’égalité professionnelle entre femmes et hommes et sur la parentalité, nous n’en avions pas moins indiqué que les rattrapages des écarts salariaux devaient composer un paramètre significatif à l’occasion de chaque négo salariale.
  • Depuis les journées d’action de 2005, initiées par la CFDT, nous n’avons JAMAIS cessé de revendiquer un accord cadre pérenne intégrant une mesure d’augmentation collective. Au fil des ans, et grâce à l’accord conclu en 2006 pour 3 ans (seulement), nous avons pu constater avec plaisir que cette revendication avait été adoptée par plusieurs délégations syndicales.
  • Autre revendication ancienne et inchangée : la CFDT demande que cette mesure d’augmentation collective soit en numéraire (pas en %), applicable aux salariés percevant une rémunération inférieure à un plafond proche des 45 K€, et dégressive : gage d’une réduction des écarts salariaux, souvent injustes et injustifiés.
  • Capgemini se veut être leader dans son secteur ? Chiche ! Sanctuariser une grille de salaires minimaux supérieure à celle du Syntec (ce qui avait été obtenu temporairement avec l’accord de 2006) renforcerait l’attractivité de l’entreprise, et favoriserait donc son ambition.
  • Initiée en 2008, mais assez rapidement abandonnée, la négociation sur la pénibilité imputable aux déplacements professionnels doit reprendre. La CFDT revendique une compensation plus en termes de récupération que de rémunération, même si ce point ne doit pas être minimalisé.
  • Fidèle à ses valeurs qui excluent toute forme de sectarisme, la CFDT revendique depuis longtemps, comme d’autres délégations syndicales, que la réserve de participation fasse l’objet d’une redistribution équitable sur L'ENSEMBLE des salariés de l’UES (1).
  • Le Compte Epargne Temps (CET) : les signataires de l’accord 35 heures (février 2000) devaient œuvrer en commission de suivi de cet accord à la mise en place d’un CET. Plus de 15 ans après, non seulement il n’y a rien de concret, mais, surtout, rien ne démontre que ces signataires aient démontré la plus petite intention de travailler sur ce sujet. Assez peu surprenant en fait, des paroles aux actes…

(1) Unité Economique et Sociale