La composition d’un Comité Central d’Entreprise (CCE) n’est pas chose aisée chez Capgemini.

La CFDT Capgemini défend depuis longtemps le principe d’une représentation équilibrée des Comités d’Etablissement (CE) au CCE, et le dernier accord en date (décembre 2014), qui reprend cette base, en est la parfaite expression. Cet accord respecte une représentation des CE proportionnelle à leur taille (effectifs et nombres d’élu-e-s).
De plus, les désignations dans les CE ont presque parfaitement traduit la pluralité syndicale issue des dernières élections (6 titulaires CFDT, 4 CFTC, 4 CGT, 3 FO, 1 Lien UNSA, 1 sans étiquette).

Mais, cela ne convient pas à certain-e-s de nos camarades…

Pour des raisons qui lui appartiennent et que nous ne partageons pas, la CGT a décidé, via le CE Euriware Ouest qu’elle dirige, d’attaquer cet accord au tribunal. Après avoir participé aux désignations des représentant-e-s de CE au CCE au début de cette année ! Après avoir présenté des candidat-e-s, dont certain-e-s ont été élu-e-s !

Si son action aboutissait, il pourrait en résulter l’annulation de toutes les consultations qui auront eu lieu entre le 1er janvier 2015 et la date où sera rendue la décision définitive des juges.

Pour information, la prochaine réunion du CCE aura à son menu :

  • La consultation sur un accord salarial pour 2015. Voir notre article sur le sujet.
  • La consultation sur l’accord d’harmonisation des statuts des salariés Euriware, sur lequel la CGT s’approprie allègrement des résultats qui ne sont pas tous issus de ses revendications ! Voir notre article sur le sujet.
  • La consultation sur un accord Egalité professionnelle Hommes-Femmes qui inclut une enveloppe financière significative pour les rattrapages salariaux.
  • La consultation sur un accord sur le don de jours de congés pour enfants malades, dont le texte a repris plusieurs de ses revendications.
  • La constitution du bureau du CE et de la commission économique, auxquels il n’est pas exclu qu’elle y présente des candidat-e-s !!!

Quel est le but recherché ? Ce qu’il est permis de craindre, c’est que ce soit pas les salarié-e-s qui en soient les bénéficiaires.