L’accord en vigueur pour l’emploi des salariés en situation de handicap arrive à échéance le 31 décembre 2015.
La négociation du nouvel accord triennal (2016-2018) est maintenant bien avancée.

Comme pour la négociation du précédent accord,  la CFDT a œuvré pour l’amélioration du maintien dans l’emploi des salariés en situation de handicap et de l’aide aux parents d’enfants handicapés.

Dans ce nouvel accord, la CFDT a particulièrement insisté sur le maintien dans l’emploi.

En effet, si les différents bilans montrent un réel effort de recrutement dans plusieurs entités, de nombreux départs sont à souligner. Ces départs sont trop souvent dus au manque d’accompagnement des salariés en situation de handicap. Si l’accueil après recrutement paraît adapté au handicap, le salarié est souvent abandonné dès la deuxième mission.

Dans ce nouvel accord en construction, nous obtenons l’accompagnement du salarié pour chaque mission, dans des activités correspondant à ses aptitudes et capacités.  Cela se traduira par des aménagements du poste, mais aussi par des aménagements des conditions de travail (aménagement d’horaires, autorisations d’absence, travail à domicile, tutorat, coaching, gestion de carrière adaptée).

Nous sommes bien conscients des difficultés pour faire respecter ces bonnes intentions. Ce sera aux représentants du personnel de proximité de faire remonter les problèmes aux différentes COS (Commission d’Orientation et de Suivi de l’accord).

Pour une vraie proximité de terrain, la CFDT a défendu l’idée de COS par site géographique, mais, malheureusement, ni la direction ni les autres délégations ne nous suivent.
Nous resterions donc sur TS dans un illogisme absurde de COS par BU, alors que nous connaissons tous la stabilité organisationnelle de la maison!

Autres avancées importantes de cet accord  :
  L’octroi de 3 jours de congés supplémentaires par an pour le salarié parent d’un enfant handicapé, sans limite d’âge, conformément à l’accord qui existait chez Euriware. C’est une revendication que seule la CFDT a appuyé lors des négociations.

  Le doublement du nombre de jours d’absence rémunérés (8 au lieu de 4) pour les salariés en situation de handicap pour des examens médicaux.

Dans le même domaine de la parentalité, la direction a accepté de laisser les CESU accordés pour les ascendants, conjoints ou enfants handicapés au tarif actuel, après avoir envisagé de les baisser pour faire face au nombre croissant de demandes.

Au-delà des bonnes intentions affichées, cet accord doit pouvoir s’appuyer sur une volonté encore plus marquée de TOUTES les directions de l’appliquer en tous points, et même plus. Et ce n’est certainement pas en diminuant fortement le nombre de Chargés de Mission Handicap que ce message pourra passer ! Certaines régions manquent déjà cruellement de relais.