Dernières nouvelles

De « l'obligation de déconnexion » citée dans un avenant portant sur le temps de travail conclu en avril 2014 sur notre branche, nous sommes passés à un « droit à la déconnexion » avec la loi Travail de 2016.

Contrainte par cette loi à ouvrir une négociation sur le sujet avant fin 2017, la direction avait souhaité le 5 décembre mélanger égalité professionnelle, temps de déplacement et déconnexion dans un seul et unique accord. Toutes les délégations syndicales avaient signifié leur désaccord et soutenu la demande CFDT de scinder les sujets. La direction a finalement accepté de séparer l'égalité professionnelle des deux autres sujets, regroupés dans une négociation sur la Qualité de Vie au Travail (QVT) qui commencera le 1er mars prochain.

Soucieuse de s'appuyer sur le vécu réel des salariés, la CFDT a lancé le 26 janvier une enquête innovante sur les principaux sites franciliens de l'UES Capgemini (La Défense, Suresnes, Saint-Cloud, Boulogne, Issy les Moulineaux). Voir ici le tract distribué aux salariés le matin des sondages.

Une histoire de Copier/Coller ?

L'introduction de notre article du 28 janvier 2016 reste d'actualité ( « Les négociations salariales entamées fin 2015 ne dérogent pas à la règle côté Direction. Elle réaffirme sa volonté de privilégier les augmentations individuelles, basées sur la performance. Bien évidemment, la CFDT, sans exclure ces augmentations "au mérite", continue de revendiquer une politique salariale collective qui ne laisse pas sytématiquement une partie des effectifs à l'écart d'une évolution salariale. » ).

Le 15 janvier dernier, 2ème réunion de la négo 2017, la direction s'exerçait à un autre Copier/Coller et proposait exactement les mêmes mesures de rattrapage salarial que l'année dernière, toujours abusivement qualifiées de mesures d'augmentation. Quelle progression !

Prochaine étape de la dématérialisation dans l'UES(1) Capgemini, celle des titres Restaurant.

La direction France a annoncé en décembre dernier vouloir lancer un pilote sur 4 mois en équipant d’une carte les salariés de Sogeti High Tech (Toulouse et Issy) et de Capgemini Consulting (La Défense et Lyon). Capgemini prévoit ensuite d’équiper l’ensemble des salariés de l’UES au cours de l'année 2018.

Si la mise en place des titres restaurant électroniques représente de toute évidence une économie pour l’entreprise, elle enlève toute souplesse d’utilisation par l'application stricte des dispositions légales (par exemple plafond de 19 € de dépenses par jour) et la possibilité de donner un ticket.

Les équipes CFDT, conscientes de l’impact de cette nouvelle disposition, demandent :

Dès l’origine du projet de déménagement, vos élus CFDT se sont mobilisés, en particulier pour obtenir des mesures d’accompagnement pour les salariés. De notre point de vue, il était essentiel, et surtout juste, de prévoir des mesures de compensation visant à atténuer les impacts subis par les salariés rattachés au site de Marseille. Une longue négociation, rapidement résumée dans ses principales étapes.

En février 2017, Capgemini mettait un terme aux très rapides pseudo négociations sur les salaires 2016 et proposait un accord minimaliste et inéquitable. Mais cela satisfaisait pourtant 3 organisations syndicales, signataires compulsives d'accords, mais pas la CFDT .

Les 3 mesures de rattrapage salarial (la CFDT n'insistera jamais assez pour dire que ce n'était PAS des augmentations !) étaient sensées bénéficier à 3 193 salariés et amener à une distribution de 883 K€ sur la paie d'avril 2017.

ENFIN, 9 mois plus tard, nous avons pu obtenir les résultats de l'application de cet accord. La CFDT doit hélas faire l'amer constat que les "miettes" accordées se sont considérablement amenuisées.

Comment la direction explique-t-elle que 506 salariés aient disparu en 3 mois (3 193 dans ses hypothèses de janvier 2017 ramenés à 2 687 après la mise en oeuvre des 3 mesures en avril 2017) ? 16% de "disparus" qui ne peuvent pas se retrouver dans les seuls départs au 1er semestre 2017.

Où sont passés les 149 K€ ainsi économisés ? Une économie de 17% qui sera réinjectée dans les négociations salariales 2017 qui viennent de commencer ?