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L'accord portant sur « l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la parentalité et l'équilibre des temps » conclu chez Capgemini en mars 2015 arrivait à son terme fin 2017. Il avait été signé par la CFDT et deux autres organisations syndicales.

Prétextant abusivement un calendrier social chargé sur le 2d semestre 2017, la direction a tardé à ouvrir la négociation d'un nouvel accord : ce n'est que le 5 décembre que s'est tenue la 1ère réunion. La direction proposait initialement de conclure un avenant de prorogation pour 6 mois de l'accord 2015-2017, sans autre engagement. Elle proposait aussi un calendrier de négociation à l'issue duquel elle envisageait un accord unique de QVT (Qualité de Vie au Travail) englobant rien moins que l'égalité F/H, la parentalité, les temps de vie, le droit à la déconnexion et les temps de déplacement.

Le "gouvernement du Nouveau Monde" avait annoncé vouloir réformer la formation professionnelle et l'apprentissage. Les organisations syndicales et patronales se sont donc retrouvées le 24 novembre pour une 1ère réunion de négociation. Rappelons la légère reprise au niveau national en 2016 des contrats d'apprentissage avec près de 289 000 contrats conclus. +1,9%

Récemment dans une entité française du groupe Capgemini, l'inacceptable attitude d'un "directeur" envers une jeune alternante nous a conduit à demander que soit établie une charte permettant de mieux encadrer les contrats d'apprentissage, en alternance ou de professionnalisation au sein de l'UES(1). Nous avons donc demandé l'inscription de ce sujet à l'ordre du jour de la réunion du CCE(2) du 7 décembre et avons adressé en amont les demandes suivantes :

Des milliers de femmes témoignent depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux de faits de harcèlement, agression ou viol dont elles ont été victimes et de leurs difficultés pour dénoncer ces faits, notamment dans le cadre de leur travail.

Pour la CFDT, le sexisme sous toutes ses formes est incompatible avec nos valeurs. Nous ne tolérons pas plus les autres formes de sectarisme (racisme, homophobie, xénophobie, rejet d'autres religions...).

En écho à la journée internationale contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, Laurent Berger a ainsi déclaré : « La lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail est un vrai sujet syndical et non un supplément d'âme. Il ne s'agit pas simplement d'un sujet d'éthique mais d'un sujet politique. Car ces violences au travail s'inscrivent dans des relations de pouvoir, d'un rapport de domination hiérarchique et économique. »

Mais au fait, que dit la loi ?

Dans son arrêté du 5 octobre 2017, paru au Journal Officiel n° 239 du 12 octobre 2017, le ministère du travail a fixé la liste des organisations syndicales représentatives dans la convention collective nationale applicable au personnel des bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs-conseil et des sociétés de conseil (n° 1486). C'est à dire sur la branche dans laquelle se trouve Capgemini (Syntec).

Avec une représentativité de 35,55%, la CFDT est une nouvelle fois n°1.

Suivent assez loin la CFE-CGC (22,16%), la CGT (18,47%), la CFTC (13,40%) et FO (10,43%). 

C'est donc plus d'un tiers des salariés de la branche qui ont apporté leur confiance aux militants CFDT pour les représenter au mieux dans nos entreprises.

Les salariés de l'UES(1) Capgemini ont été informés via la messagerie pro par la direction France de l'application de nouvelles règles début 2018.

Pour les deux contrats, une raison commune : la situation déficitaire depuis plusieurs années.

Pour la Complémentaire Santé, une raison supplémentaire : l'obligation faite aux entreprises de proposer un contrat dit "responsable" dès 2018.

Une fois ce cadre fixé, la CFDT a fait les choix de préserver au mieux les garanties, de limiter l'impact financier sur le plus grand nombre de salariés et de renforcer l'équité sociale.