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Comme nous l'écrivions ici fin février, où nous exposions nos raisons de ne pas signer, la direction de Capgemini n'avait officiellement trouvé aucun signataire parmi les 5 organisations syndicales représentatives de l'UES à l'échéance de la période de signature de l'accord Salaires 2017.

Seules CFDT, CFE-CGC, CGT et FO avaient publiquement annoncé leur non signature, argumentation à la clé.
En réalité, un signataire, toujours le même, la CFTC, a "donné mandat" à la direction pour trouver un 2ème signataire : FO contre toute attente.

La négociation d'un accord encadrant les déplacements professionnels est une revendication très ancienne de la CFDT chez Capgemini. Qu'ils soient ponctuels ou réguliers, de courte ou longue durée, à moyenne ou longue distance, les déplacements sont souvent une contrainte pour un très grand nombre de salariés. Ils peuvent durablement altérer l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

La grande majorité des salariés de l’UES(1) Capgemini sont soumis actuellement à un régime d’horaires collectifs. Ces horaires collectifs (horaires fixes de début et de fin de journée, temps de pause fixes) ne correspondent plus depuis longtemps aux réalités du terrain.

Sous la pression de l’Inspection du Travail, la Direction a donc décidé de négocier un accord pour mettre en place des horaires individualisés (sur le principe de plages fixes et de plages variables) et de déployer un nouvel outil (GTE = Global Time Entry). Tous les salariés de l’UES(1) (à l’exception des cadres en forfait jour, des cadres dirigeants et des salariés en horaires atypiques) devront alors saisir leurs heures d’arrivée, leurs temps de pause et leurs heures de départ

Rappelons que la CFDT n'était pas demandeuse d'une telle négociation. Pour autant, il nous a semblé opportun de recueillir les avis des salariés.

Année après année, la direction de Capgemini pousse le bouchon encore plus loin, encore plus bas, encore plus inéquitable dans les négociations salariales.

TOUJOURS moins de place à une vraie négociation !

TOUJOURS moins de répartition équitable des revenus du travail au profit des actionnaires !
TOUJOURS pas d'ouverture à la mise en place d'un intéressement !

TOUJOURS pas de mesure d'augmentation collective !

Et cette année est tellement « TOUJOURS pas assez » que la direction France n'a pas été en capacité d'obtenir un accord majoritaire.
Mieux, et très révélateur sur le grand minimalisme des propositions de la direction : ZERO signataire. Ce qui ne signifie pas qu'une étiquette syndicale, signataire des 24 derniers accords chez Capgemini, n'était pas tentée de signer, surtout après s'être appropriée sans vergogne sur son site web l'exclusivité des reventications des autres délégations syndicales et avoir vanté tous les points positifs de cet accord !!! Mais voilà, une signature en solitaire, cela demande du courage.

Donc, une fois de plus, la CFDT ne pouvait pas cautionner la politique salariale de l'UES(1) Capgemini et n'a pas signé l'accord Salaires 2017, si rapidement verrouillé. Quelques explications à suivre...

Entre le 26 janvier et le 6 février 2018, la CFDT de Capgemini a effectué un sondage auprès des salariés franciliens de l'UES(1) sur le thème du droit à la déconnexion.

Quand la CFDT fait une enquête auprès des salariés, à qui l'anonymat est garanti à 100%, elle en restitue la méthodologie, le périmètre, les résultats généraux et détaillés, prioritairement aux salariés, mais aussi à tous les partenaires sociaux. Ces résultats seront donc partagés avant le prochain début de la négociation sur le droit à la déconnexion, le 1er mars. La fiabilité et la transparence sont notre marque de fabrique.

Les résultats sont consultables ici.

(1) Unité Economique et Sociale