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Mi décembre, quelques jours après des mesurettes proposées par un président en détresse, le DRH du groupe Capgemini a donc UNILATERALEMENT annoncé aux salariés français une prime dont nous rappelions les éléments ici dans notre précédent article.

Depuis, le gouvernement a précisé les conditions d'attribution et de défiscalisation de cette prime. La direction France a ensuite insisté pour passer par un accord d'entreprise pour sa mise en œuvre. A cette demande, la CFDT a répondu que si la direction voulait un accord, alors elle devait VRAIMENT en négocier le contenu ! Dans le cas contraire, elle devrait assumer la décision UNILATERALE de son DRH monde et en appliquer a minima son contenu (1 000 € pour les salaires bruts annuels < 30 K€ et 500 € pour ceux < 35 K€). 

La direction a persisté et a, après de brefs échanges sur le sujet, maintenu sa décision de mettre en signature un accord SANS négocier !!! De l'INEDIT !!! Après un gouvernement qui méprise les corps intermédiaires, voici que l'on demande aux organisations syndicales de signer sans discuter. Il n'y aurait donc plus de limites aux limites ?                          Il n'y a donc pas eu notre signature pour cet accord.

Si une réelle négociation avait été faite, nous aurions pu y développer les propositions de la CFDT :



Le paysage syndical français a changé de visage, et c'est désormais la CFDT qui le domine. Déjà en tête dans le secteur privé depuis mai 2017, elle est devenue la première organisation syndicale nationale tous secteurs confondus à l'issue des élections de la fonction publique en décembre 2018.

MERCI à tous les salariés qui nous font confiance et qui nous ont fait ce magnifique honneur. A TOUS, nous adressons à l'entame de cette nouvelle année nous meilleurs voeux de santé, de réussite et de bonheur.

Notre secrétaire général, Laurent BERGER, a su pleinement apprécier ce résultat : " Cette première place n'est pas le fruit du hasard mais bien la conséquence du syndicalisme CFDT, humaniste, proche des travailleurs et efficace dans l'amélioration de leur quotidien, loin de la démagogie et des effets de manche facile. "

Ramené au périmètre de Capgemini, quelle proximité avec l'actualité de ces derniers mois, où les assauts démagogues, populistes et manipulateurs de certaines étiquettes se sont multipliés. A celle qui signe tous les accords, et même plus, s'en joint une autre qui se pose sans arrêt en victime d'attaques tout en multipliant trahisons et retournements de veste. Gageons que les électeurs sauront une fois encore au printemps prochain distinguer leurs représentants sincères et engagés.

voeux 2019 wingz no stress

     QUAND ON VEUT, ON PEUT !!!!

L'UES Capgemini vient d'annoncer sa décision d'attribuer une prime de 1 000 Euros à ses salariés dont le brut annuel est inférieur à 30 K€ (environ 2 300 salariés concernés) et de 500 Euros à ceux dont le salaire brut annuel est inférieur à 35 K€ (entre 3 000 et 4 000 salariés).

Ainsi, après des années de négociations salariales minimalistes, l'UES Capgemini vient de trouver brusquement les ressources suffisantes pour satisfaire aux demandes d'un président aux abois. Les prochaines négociations salariales chez Capgemini qui débuteront le 19 décembre permettront-elles de voir si, enfin, les dirigeants du groupe accordent un réel intérêt aux attentes de nombreux salariés, fût-ce au léger détriment des actionnaires ?

Cette décision est sans conteste le résultat de multiples interventions de diverses délégations syndicales auprès des représentants de la direction. Même si, déjà, il en est pour s'en attribuer la seule maternité.

Et cette décision tient aussi à d'autres raisons, plus politiques et moins exposées publiquement :

Rappelez-vous la prime S...Y, du nom d'un ancien et peu regretté Président de la République. Instituée sans aucune concertation nationale avec les représentants des salariés comme avec ceux des patrons, cette s...ette avait donné lieu en 2014, comme en 2012, à un accord d'entreprise, rejeté par la CFDT, qui faisait alors des salariés présents des actionnaires "à l'insu de leur plein gré".

4 ans plus tard, un peu plus de 15 000 salariés encore présents dans les effectifs de l'UES ont enfin acquis le droit de disposer LIBREMENT de tous les droits sur ces actions, à commencer par celui de les céder. Mais plus de 5 000 salariés ont, de par leur sortie des effectifs, perdu ce droit ! Et ce sont près de 27 000 actions qui ont été "détruites". Notons tout de même un point positif : la valorisation boursière de ces actions qui apporte à ces épargnants contraints une plus-value significative.

La s...ette n'a eu qu'un temps. Aujourd'hui, c'est à une prime de partage de l'investissement et des efforts que la CFDT appelle au travers d'un accord d'intéressement qu'il devient urgent de négocier.

Le nouvel accord Egalité professionnelle en application depuis le 27 juillet a reconduit le temps partiel vacances scolaires.

C'est quoi ? Qui est éligible ? Comment le demander ?