Dernières nouvelles

Depuis le 9 janvier 2019, la loi impose désormais aux entreprises de plus de 50 salariés de publier chaque année des indicateurs relatifs aux écarts de rémunération entre les hommes et les femmes et les actions mises en œuvre pour les supprimer. Les entreprises d’au moins 1 000 salariés ont jusqu’au 1er mars 2019 pour publier leur premier niveau de résultats.

La plupart des sites franciliens du groupe Capgemini migre sur deux nouveaux bâtiments situés à Issy-les-Moulineaux eu printemps 2019. Près de 8 000 salariés sont concernés, même si beaucoup sont sur site client. La CFDT apporte ici aux salariés concernés quelques informations récentes qui compteront pour leur quotidien, comme le planning d'emménagement ou les emplacements de stationnement.

La CFDT avait obtenu, de la direction, l'ouverture d'une négociation apportant des plus-values à l'accord sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la parentalité et l'équilibre des temps de vie de juillet 2018.

Comme annoncé mi-novembre dans ce précédent article, deux avancées importantes avaient été obtenues à l'initiative de la CFDT :

  • Des pilotes de garde régulière en crèches inter-entreprises avec l'objectif d'une généralisation à l'ensemble de l'UES.
  • L'assurance, après un an d'application, d'une évaluation mesurée et partagée des recours aux jours d'absence rémunérés pour enfant malade, afin d'en améliorer les conditions d'accès dès 2020.

Mais elles ont été inexplicablement et étonamment repoussées par deux des signataires de l'accord de juillet...

Après un accord minable signé en 2003 par la seule CFE-CGC, l'UES Capgemini s'était dotée en 2009 d'un accord nettement mieux-disant définissant entre autre les conditions de recours aux astreintes, leurs règles de planification, d'exécution, de rémunération minimale, de récupération et de suivi. 

En juillet 2018, faisant le constat détaillé de nombreux et fréquents non respects de plusieurs parties de cet accord par la direction et ses représentants, la CFDT dénonçait sa signature. Relire ici notre article du 7 août 2018Plus de cinq mois après notre sortie de cet accord, la direction a convoqué pour fin janvier les organisations syndicales représentatives à "échanger" sur nos constats et sur les améliorations qui pourraient être apportées à ce mode dégradé d'organisation du travail. Depuis notre sortie de l'accord, la situation ne s'est guère améliorée...

Les ordonnances Macron et leurs décrets d’application ont profondément altéré le code du travail, en particulier sur le volet de la représentation des salariés.

La fusion des instances représentatives (DP, CE et CHSCT) au sein du Comité Social et Economique (CSE) augure dès l’origine d’une représentation affaiblie des salariés, en nombre et en moyens. C’est sur ces bases que la direction a ouvert en 2018 les négociations pour la mise en place du CSE au sein de l’UES Capgemini, avec pour objectif de se doter d’une nouvelle organisation sociale en perspective des élections au printemps 2019.

 

Dès l’ouverture des négociations, la CFDT a fait valoir que seule une organisation sociale proche du terrain pourrait compenser l’attaque en règle des ordonnances sur les droits des salariés. La CFDT propose une organisation par géographie au sein de l’UES, garantissant une proximité des élus avec les salariés, et une réelle capacité à agir dans l’intérêt de tous. Volonté partagée par la CGT, mais à l'opposé du projet d'organisation centralisée, verticalisée et «hors sol» de la direction, que nous n'avons donc JAMAIS approuvé, contrairement aux mensonges proférés par la cftc.