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20160916 BDES : Chronique d’un désintérêt patronal et syndical

A l’issue d’une négociation constructive et rapide d’un accord sur la Base de Données Economiques et Sociales, la CFDT avait naturellement signé en juin 2014 un accord qu’elle avait souhaité et abondamment alimenté.

Nos espoirs de pouvoir disposer fin 2016 d’un outil performant, dynamique et convivial étaient alors à l’image des engagements de la direction de faire vivre et évoluer l’accord comme la base de données et faire en sorte qu’elle soit homogène entre les différentes entités.

Après un peu plus d’un an d’existence, en juillet 2015, nous avions déjà fait part à la direction, comme aux autres signataires, de notre dépit quant à la mise en œuvre de cet accord.

A de nombreuses reprises, nous seuls avons remonté divers points d’alerte ou d’amélioration. Ils auraient dû être traités au cours des trois réunions, au moins, de la Commission de Suivi et de Pilotage prévues chacune des deux premières années d’application de l’accord du 2 juin 2014. Ces demandes n’ont obtenu pour la plupart que silences, inaction et désintérêts profonds de tous les autres signataires de l’accord.

Nos constats :

  • Désordre et hétérogénéité dans l’organisation structurelle de la BDES.
  • Mise à jour aléatoire des droits d’accès des nouveaux élus et mandatés.
  • Communication aux utilisateurs de la BDES sur les mises à jour inégale entre les entités, quand il y en a !
  • Aucun interlocuteur sérieux côté direction pour la virtuelle Commission de Suivi et de Pilotage.
  • Absence manifeste de volonté de certaines entités à alimenter régulièrement, méthodiquement et clairement la base des documents devant y figurer.
  • Une seule et unique convocation en deux ans de la commission sensée identifier les points d’amélioration.

Dernier avatar : il n’y a plus aucun accès à la base depuis les dernières élections (28 juin 2016). L’entreprise leader du monde numérique ne sait pas mettre à jour des droits d’accès à une base en moins de trois mois !

Tout concourt à laisser penser que les bonnes intentions affichées par la direction au cours de la négociation de cet accord ont totalement disparu.

La CFDT ne peut accepter plus longtemps ces manquements graves et répétés. Nous avons donc signifié aux signataires ainsi qu’à la Direccte notre dénonciation officielle de notre signature de l’accord du 2 juin 2014 sur la Base de Données Economiques et Sociales.

Nos élus et mandatés seront bien sûr très attentifs au contenu et à l’évolution de la BDES et ils veilleront à ce que chacune des informations légalement prévues pour figurer dans cette base le soient à fin 2016.