// Actualités //

Don de jours de repos : soyons tous solidaires avec nos collègues en difficulté

La CFDT a négocié un avenant à l’accord “Don de Jours” (Texte Accord initial) suite à la publication de la loi n°2020-692 du 8 juin 2020 visant à améliorer les droits des travailleurs et l’accompagnement des familles après le décès d’un enfant . Le dispositif de don de jours de repos non pris a donc été étendu au bénéfice des parents endeuillés.

Nos revendications étaient :

– Le versement de tout ou partie des jours de congé non consommés sur le fonds de solidarité “Don de Jours”.

– Un nouvel abondement initial de la direction sur ce fonds de solidarité.

– Des indicateurs de suivi plus pertinents permettant de mieux piloter le fonds de solidarité.

– Un aménagement d’horaires spécifiques pour les bénéficiaires, qui va au-delà des dispositifs de l’accord Égalité Professionnelle actuel.

– Le renouvellement de la période de prise de jours de repos jusqu’à 3 fois, soit 80 jours ouvrés pour un même événement.

– Une communication plus ciblée envers les salariés, qui ne connaissent pas encore très bien ce dispositif.

Après négociation, la CFDT a décidé de signer cet accord pour les raisons suivantes :

– La direction a décidé d’abonder à hauteur de 100% (1 jour donné par un salarié, 1 jour donné par la direction) le fonds de solidarité.  Cet abondement sera mis en œuvre avec effet rétroactif au 1er janvier 2020 ce qui va permettre d’alimenter le fonds à la signature de l’accord.

– Le nombre de renouvellements de la période de prise de repos de 20 jours ouvrés passe de 2 à 3 fois .

– Une communication plus pertinente/plus ciblée vers les salariés car planifiée sur mai/juin et à la fin de chaque année civile.

– Un seuil minimal du fonds à partir duquel il y a convocation de la commission de suivi et du plan d’action de sécurisation du fonds, qui passe de 80 à 100 jours.

– Une volonté plus claire de sécurisation du fonds, même si la direction ne propose pas d’engagement chiffré.

– Un aménagement des horaires des salariés bénéficiaires.

– Des indicateurs anonymisés sur la typologie des dons.

– Une communication à la fin de chaque trimestre du nombre de jours disponibles dans le fonds.

Notons également que toutes les organisations syndicales (sauf la CGT) se sont retrouvées sur une plateforme commune de revendications.

La CFDT regrette néanmoins l’absence d’un mécanisme qui permette la sécurisation financière effective du fonds de solidarité sous la forme d’un plancher de jours. La direction s’engage néanmoins à avancer  le nombre de jours nécessaire pour les salariés qui se trouvent dans les situations les plus critiques, comme prévu dans l’accord initial.

 

Retrouvez le texte complet de l’avenant 2 ICI.