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Depuis plusieurs mois, les conditions de travail au sein du Centre de Services Partagés (CSP) Paie se dégradent sévèrement, au point d’atteindre aujourd’hui une situation parfaitement inacceptable et alarmante..

Les salariés du CSP en payent le prix fort. Les cas de souffrance se multiplient et les atteintes à la santé de nos collègues sont une réalité choquante.

Devant ce constat accablant souligné par la CFDT, la Direction n’a pas vraiment d’autre choix que de convenir qu’il y a un problème... Mais, dans une posture trop communément aperçue, la Direction s’empresse de minimiser la gravité de la situation et oppose des plans d’action mal ficelés qui ont hélas déjà fait les preuves de leur inefficacité…

Mais au fait, comment en est-on arrivé là ?

La QVT, vous connaissez ?

Dans le cadre de la Qualité de Vie au Travail, dont beaucoup d'employeurs se targuent d'en être les ardents défenseurs (2 plantes vertes, un baby-foot, un canapé et hop ça roule !), deux accords ont été signés en 2018 sur l'UES(1) Capgemini :

  • un accord sur le droit à la déconnexion signé en avril 2018
  • un autre accord sur l'égalité professionnelle Femmes/Hommes et la parentalité signé fin juillet 2018.

Toujours dans le cadre de cette QVT et répondant aux sollicitations de plusieurs organisations syndicales, la direction avait également ouvert une négociation sur les temps de déplacement professionnel (lire ici notre article du 14 mars dernier).

Quelques réunions et des demandes insistantes sur la nécessité de connaitre l'existant, et voilà une direction bien empêtrée dans son évident manque de maîtrise du sujet. A moins que cela ne cache une sournoise décision de se désintéresser des conditions de déplacement des salariés, et surtout une autre démonstration de recherche d'économies de bouts de chandelle sur le compte de la santé des missionnés !

Le fait est, que la direction, reporte sans cesse la communication d'un état des lieux et que cette négociation est en mode figé. En attendant, ce sont les actionnaires qui sourient et les salariés qui peinent !

 

(1) Unité Economique et Sociale 

La CFDT considère que le projet de loi ELAN (Evolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique) comporte des dispositions dangereuses et ne répond pas véritablement aux besoins des 2 millions de ménages qui attendent un logement social.

Tel est le message fort du communiqué de presse émis par la confédération le 28 septembre 2018 que vous pouvez lire ici.

Grâce aux nombreux dispositifs proposés par le 1% Logement, aujourd'hui appelé Action Logement Services, les élus CFDT de Capgemini oeuvrent depuis des années pour accompagner TOUS les salariés dans leur accès au logement (locatif, travaux, mobilité professionnelle, assistance, accès à la propriété...).

Grâce à l'action syndicale de la CFDT au plan national, les femmes et les hommes ont juridiquement acquis les mêmes droits. Mais l'égalité professionnelle n'est pas encore une réalité, ni dans le monde du travail, ni dans notre vie quotidienne, et pas plus chez Capgemini. Nous revendiquons, nous dialoguons et nous agissons pour que cela devienne une constante dans notre entreprise.

Pour la CFDT de Capgemini, l'égalité professionnelle, c'est l'égalité des chances dans l'accès à l'emploi, les conditions de travail, la formation, la qualification, l'évolution professionnelle, l'articulation des temps de vie et la rémunération. Que nous soyons femme ou homme, l'égalité professionnelle doit être la préoccupation de chacune et chacun. Quand nous agissons sur l'égalité professionnelle, nous le faisons pour les femmes ET pour les hommes.

C'est avec l'assurance de poursuivre les négociations avec la direction pour obtenir des engagements plus déterminants au seul bénéfice des femmes et des hommes de Capgemini que nous avons décidé fin juillet de parapher le dernier accord sur l'égalité professionnelle et la parentalité.

Mode dégradé de l'organisation du travail, les astreintes sont un paramètre d'ajustement aisé pour la direction et une contrainte forte pour les salariés qui y sont soumis.

En septembre 2009, la CFDT de Capgemini, qui n'avait pas cessé de dénoncer les incohérences et la médiocrité d'un accord datant de 2003, obtenait et signait un nouvel accord intégrant de nombreuses avancées (sur les règles du recours au télétravail, sur la garantie d'une révision régulière des différentes indemnisations, sur les moyens mis à disposition des salariés, sur le suivi de santé des salariés concernés, sur la traçabilité des interventions etc...).

Ces dernières années ont vu, plus particulièrement sur l'Infra, une dégradation progressive de l'application de cet accord, que nous avons souvent remontée à tous les niveaux de direction. Mais la logique financière fait fi des contraintes humaines, de la santé et de la sécurité des salariés ! Aussi, la CFDT a notifié en juillet la dénonciation de sa signature de cet accord, et demandé officiellement la résolution des incidents et l'amélioration de plusieurs points :