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“L’avenir, tu n’as pas à le prévoir mais à le permettre”

Face à la crise que nous traversons et les baisses d’activité constatées, la CFDT a demandé l’application des dispositifs de la GPEC (Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences) et un renforcement des équipes en charge de l’employabilité, notamment pour les salariés se trouvant dans des bassins d’emploi en difficulté. Nous devons en effet tout mettre en œuvre pour privilégier l’emploi local et la mobilité interne au sein d’un même bassin d’emploi.

La reconversion professionnelle est un processus parfois difficile à faire accepter et il est indispensable de donner du temps et des moyens aux salariés concernés. L’expérience des équipes en charge du déploiement des dispositifs de l’accord GPEC (Accord GPEC et memokit CFDT) sur le développement de l’employabilité est un atout majeur à intégrer dans les plans de relance annoncés, notamment sur Toulouse.

La mise en place d’une cartographie des compétences unifiée multi-métiers et multi-entités (DEMS, INFRA, APPLI, INVENT, ODIGO) est un prérequis indispensable pour faciliter la mobilité inter-entités et la rendre possible. Aujourd’hui cette cartographie n’est toujours pas disponible.

Enfin, il est bon aussi de rappeler des principes simples sur les droits et les devoirs de chacun:

=> L’employeur  a un devoir de mise en œuvre de moyens pour conserver, et même améliorer, les capacités de ses salariés dans leur emploi et même au-delà de leur contrat de travail dans l’entreprise,

=> L’employeur pose des actes qui ont des conséquences sur l’emploi de ses salariés,

=> L’employeur doit donner les moyens de maintenir et de développer l’employabilité de ses salariés,

=> Au même titre que le salaire, le maintien de l’employabilité (savoir, savoir être, savoir-faire) est une contrepartie de la force de travail fournie par le salarié,

=> Le lien de subordination (obligation de faire ce qu’on me demande) implique une obligation de moyens (outils de travail, dont la formation).