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Projets immobiliers à Cap : la quantité, mais pas la qualité !

Avec l’achat d’Altran, la rationalisation des espaces, le regroupement des entités, l’avènement du télétravail de masse et le développement du flex-office, Capgemini France a prévu pas moins de 20 projets immobiliers en 2021.

Ces projets s’enchaînent et malheureusement se ressemblent et nous rencontrons toujours les problèmes suivants :

    • La sous-capacité des bâtiments: en voulant rentrer tout le monde et réduire les m², on y va au chausse-pied, on néglige certains salariés (peu d’espace pour les inter-contrats), on dépasse la capacité en termes d’évacuation incendie ou renouvellement d’air (pour la plupart des projets actuels), et bien souvent, on finit par prendre un autre bâtiment ou un espace de coworking à proximité pour absorber le surplus.
    • Des espaces mal dimensionnés : les besoins des salariés sont rarement pris en compte :
      – Espaces de rangement (casiers, armoires) sécurisés et en nombre insuffisant
      – Salles de réunion en nombre et en taille insuffisants
      – Meubles de bureaux sous-dimensionnés pour certains postes de travail spécifiques (multi-écrans, multi-PCs)
      – Manque d’espace pour les daily meetings
      – Espaces restauration souvent trop petits
      – Généralisation abusive des open-spaces qui rend difficile de travail en équipe et qui remet au cause la confidentialité des échanges
    • Un taux de flex-office estimé au doigt mouillé : Capgemini généralise le flex-office et le télétravail. De nombreux salariés n’ont pas de poste attitré, s’installent le matin sur un poste libre et reprennent leurs affaires le soir, ou en partant en réunion. Cela permet d’augmenter le nombre de personnes par poste, ce qu’on appelle le taux de flex. Or, plus les projets se multiplient, plus on a l’impression que le taux de flex prévu s’adapte aux m² disponibles et au nombre de salariés à placer (pas toujours bien comptés), plutôt que le contraire, et s’appuie sur une estimation imprécise du taux de télétravail.
    • Des problèmes de bâtiments : de nombreux projets immobiliers s’appuient sur des bâtiments anciens parfois vétustes avec de lourds et coûteux travaux à faire, ou avec des dysfonctionnements (exemple : système d’extraction d’air en panne). Par ailleurs, les normes et certifications se font souvent désirer : on attend toujours des diagnostics amiante et radon.
    • Des localisations inadaptées : Certains sites sont mal desservis par les transports en commun. Les parkings sont parfois sous-dimensionnés. Et de manière systématique, aucune étude de plans de mobilité n’a été initiée, malgré les demandes répétées de la CFDT. D’autre part, sur certains sites, l’offre de restauration de proximité est trop faible, voire inexistante.
    • Des recommandations non suivies : Capgemini dispose d’une Charte Immobilière Groupe depuis 2016, mais ne l’applique pas, ou peu, piochant les éléments qui l’intéressent (flex-office) sans la partie qui lui donne sa cohérence (espacement des plateaux). Capgemini ne suit pas plus les préconisations de l’INRS (Institut National de Recherche et Sécurité) en matière de santé au travail : moins de 5m² par salarié quand il faut au moins 7m² pour limiter le volume sonore, ou 1m20 pour les espaces de circulation, au lieu de 1m80. Quant aux préconisations des élus et des experts…

 
A l’écoute des salariés qui devront déménager, vos élus CFDT travaillent activement sur ces projets. N’hésitez pas à les contacter si vous avez des questions ou des inquiétudes.