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Télétravail et crise sanitaire : la CFDT obtient la subvention sur les frais de repas pour tous les salariés

La bataille avait été longue, mais l’accord encadrant le télétravail chez Capgemini depuis juillet 2011, négocié à l’initiative de la CFDT et très largement inspiré de nos demandes, est encadré par un très bon accord.

Le déploiement du télétravail dans l’UES a été satisfaisant. Et s’il y a eu parfois quelques hiérarchies réticentes à accepter le télétravail pour leurs équipes, une enquête sur leur perception de cette organisation du travail après la crise sanitaire actuelle sera sûrement instructive pour évaluer les changements de mentalité. A l’approche de la fin de la semaine 3 de confinement national, plus de 97% des 20 000 salariés en activité de l’UES Capgemini fin mars peuvent télétravailler, (environ 5 700 personnes restent sans activité : intercontrats, congés, suspension contrat de travail, quatorzaines…).

Etre en télétravail ne signifie pas l’interruption de la participation patronale aux frais de repas, la CFDT avait donc demandé dès le 17 mars à Capgemini de maintenir ou ouvrir officiellement le droit à remboursement de cette part patronale (5,16 €) pour les frais de déjeuner pour chaque journée télétravaillée.

La communication du 25 mars (courriel de la direction à tous les salariés) satisfait notre demande. Les salariés qui ont des tickets ou une carte restaurant ne verront pas de changement sur le nombre de repas subventionnés, une partie verra toutefois la part patronale être versée sur le bulletin de paie de mars au lieu de recevoir les TR. Pour les autres, il faudra déclarer ces frais dans MyExpenses.

La direction avait planifié pour ce 1er trimestre la négociation d’un avenant à notre accord sur le télétravail. La CFDT a proposé plusieurs améliorations comme la revalorisation des participations financières de l’entreprise aux frais associés au télétravail, la généralisation de pilotes de coworking, la création d’un rythme nouveau sur une journée (horaires décalés avec télétravail avant et/ou après le travail sur site, …).

La crise sanitaire actuelle a perturbé ce cycle de négociations, la CFDT et d’autres syndicats ont accepté un mode exceptionnellement dégradé de négociation à distance sur ce thème, un seul a refusé. Les améliorations de l’accord sont donc reportées sine die.