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Négo Salaires 2022

Un mois après le message adressé par Aiman Ezzat à l’ensemble des salariés du groupe Capgemini, reprenons ensemble quelques passages de son interview :

👍   « …nous avons enregistré une croissance phénoménale. Encore une fois, nous avons été au-delà des attentes. Et c’est grâce à nos collaborateurs, grâce à nos talents. »

✨   « Nous avons ajouté 1 milliard d’euros rien qu’au troisième trimestre par rapport à l’année précédente, et tout cela est organique. C’est absolument fabuleux ! »

👩🏼‍🤝‍🧑🏾     « Les talents sont le socle d’une entreprise… Le niveau d’engagement reste extrêmement élevé. »

🙏  « Merci parce que nous avons passé une belle année grâce au travail que vous réalisez au quotidien, sur le terrain, grâce à votre investissement personnel, aux formations que vous suivez, votre développement professionnel aussi, qui vous amène à vous investir, à développer votre sens du leadership, vos compétences et amener de la valeur ajoutée pour vos clients. Merci pour ça. »

Pour le périmètre de l’UES Capgemini, après l’échec des négociations salariales au 1er semestre 2022, la direction France a présenté le 12 janvier ses propositions salariales pour 2023.

Si la CFDT salue le progrès réalisé par la direction (qui a démontré qu’elle saurait enfin proposer autre chose que de simples rattrapages salariaux) elle ne peut qu’observer que les augmentations collectives proposées ne compenseront l’inflation que pour quelques dizaines de salariés (ceux ayant un brut annuel < 23 100 €). Notons que ces augmentations collectives concerneraient moins de 10 000 salariés, ceux ayant les salaires les plus modestes, soit 35% des salariés de l’UES.

Parmi ses autres propositions, la direction avance :

⏳   Une augmentation des barèmes liés aux astreintes qui n’est que la stricte application des dispositions conventionnelles lui imposant une révision a minima tous les deux ans. 🤔

📈  Une très légère évolution de la grille de salaires minimaux sur l’UES, mais qui exclut toujours une grande partie des salariés (tous les cadres à partir de la position 2, soit les ¾ des effectifs de l’UES). 😟

⚖  Aucune mesure dans le cadre des rattrapages salariaux liés à l’égalité professionnelle entre femmes et hommes. 👎🏼😡

❓❓ Une obscure et incohérente proposition de commission centralisée à gérer les difficultés financières rencontrées par certains salariés ! La CFDT, qui a mis en place des commissions sociales dans plusieurs CE, considère que cette proposition exotique n’a pas sa place dans des négociations salariales mais suggère à la direction d’augmenter les subventions de fonctionnement des CSE pour pallier les déficiences salariales de l’entreprise.

Nous pouvons donc considérer que, soit la direction France n’a pas pris connaissance de l’intense satisfaction d’Aiman Ezzat, soit ce message n’était, comme si souvent, que de la communication.

La CFDT rappelle, qu’à l’instar des 5 autres organisations syndicales de l’intersyndicale Salaires de 2022, elle revendique une augmentation générale de 2500 euros. Tout en laissant à la direction son entière autonomie pour y ajouter les augmentations individuelles.