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Comme nous l’annoncions dans l’article "Egalité professionnelle Femmes-Hommes : Agir et progresser", la CFDT a négocié la réouverture de négociations sur l’accord Egalité professionnelle et a obtenu :

  • Un bilan, dans 1 an, des jours d’absences rémunérés pour enfants malades afin d’améliorer la mesure en nombre et en limite d’âge.
  • La mise en place de pilotes de garde régulière en crèches inter-entreprises avec, pour objectif, une généralisation à l’ensemble de l’UES.

La CFDT reste vigilante et mobilisée pour s’assurer de l’application rapide et complète de ces nouveaux engagements.

Prévue plus courte par la direction, il aura finalement fallu 7 réunions de négociation pour en arriver à un projet d'accord amélioré et donc signable. Encore une fois, la CFDT a tenu toute sa place dans cette négo pour obtenir des avancées et préserver des acquis. Reconnaissons aux délégations CFE-CGC et FO une participation elle aussi revendicative. Notons l'assourdissant silence de la délégation CFTC et l'étonnante discrétion de celle de la CGT.

Quels motifs conduiront la CFDT à signer cet accord qui couvrira les années 2019 à 2023

Il y a un an, le risque fort d'une remise en cause par l'assureur (Axa) des contrats de complémentaire santé qui couvrent les salariés de l'UES(1) Capgemini aboutissait à des modifications profondes des règles. Relire ici notre article du 19/11/2017.

9 mois après la mise en oeuvre de ces nouvelles règles, quels sont les premiers constats ?

Equilibre prévu sur 2018 pour le régime de base et fort déficit pour le régime facultatif (un rappel nécessaire : les conditions et garanties du régime facultatif dépendent ENTIEREMENT et EXCLUSIVEMENT de la responsabilité de la direction).

Depuis plusieurs mois, les conditions de travail au sein du Centre de Services Partagés (CSP) Paie se dégradent sévèrement, au point d’atteindre aujourd’hui une situation parfaitement inacceptable et alarmante..

Les salariés du CSP en payent le prix fort. Les cas de souffrance se multiplient et les atteintes à la santé de nos collègues sont une réalité choquante.

Devant ce constat accablant souligné par la CFDT, la Direction n’a pas vraiment d’autre choix que de convenir qu’il y a un problème... Mais, dans une posture trop communément aperçue, la Direction s’empresse de minimiser la gravité de la situation et oppose des plans d’action mal ficelés qui ont hélas déjà fait les preuves de leur inefficacité…

Mais au fait, comment en est-on arrivé là ?

La QVT, vous connaissez ?

Dans le cadre de la Qualité de Vie au Travail, dont beaucoup d'employeurs se targuent d'en être les ardents défenseurs (2 plantes vertes, un baby-foot, un canapé et hop ça roule !), deux accords ont été signés en 2018 sur l'UES(1) Capgemini :

  • un accord sur le droit à la déconnexion signé en avril 2018
  • un autre accord sur l'égalité professionnelle Femmes/Hommes et la parentalité signé fin juillet 2018.

Toujours dans le cadre de cette QVT et répondant aux sollicitations de plusieurs organisations syndicales, la direction avait également ouvert une négociation sur les temps de déplacement professionnel (lire ici notre article du 14 mars dernier).

Quelques réunions et des demandes insistantes sur la nécessité de connaitre l'existant, et voilà une direction bien empêtrée dans son évident manque de maîtrise du sujet. A moins que cela ne cache une sournoise décision de se désintéresser des conditions de déplacement des salariés, et surtout une autre démonstration de recherche d'économies de bouts de chandelle sur le compte de la santé des missionnés !

Le fait est, que la direction, reporte sans cesse la communication d'un état des lieux et que cette négociation est en mode figé. En attendant, ce sont les actionnaires qui sourient et les salariés qui peinent !

 

(1) Unité Economique et Sociale