Dernières nouvelles

Dernier épisode de la série " Une prime parce que vous le valez bien ! " : Capgemini a présenté son bilan de l'attribution de la prime jupitérienne. Rappel des épisodes précédents :

  • Le DRH monde embrayait très vite mi-décembre sur l'appel de détresse du prince régnant Macron et annonçait sa décision UNILATERALE d'attribuer une prime à certains salariés des entités françaises du groupe (Cf. notre article du 13/12/2018).
  • Puis la direction France tentait un coup INEDIT avec la mise en signature d'un accord concernant cette prime, peu différent de l'annonce du DRH monde, mais sans vouloir en négocier le contenu ! Résultat = aucun syndicat n'a accepté de cautionner de telles méthodes (Cf. notre article du 22/12/2018).
  • Au final, Capgemini annonce avoir versé fin janvier un montant total de 4,427 M€ à 7 690 salariés (environ 1/3 des effectifs).

MAIS, depuis, nous assistons à une séance de surplace dans les négociations salariales annuelles ! Ce qui fait craindre que la soudaine, généreuse et désintéressée (lol), mais partielle adhésion du groupe au principe de cette prime, dont nous rappellerons toujours le caractère éphémère, n'ait très négativement impacté l'enveloppe allouée à l'évolution salariale, et plus particulièrement aux mesures collectives. Les semaines prochaines effaceront-elles notre inquiétude ?

Quelques détails sur les primes versées à suivre :

Engagées depuis plus de 8 mois, les négociations pour l'organisation sociale dans l'UES(1) Capgemini se sont enfin achevées sur un accord majoritaire que la CFDT a signé, bien que notre objectif, d'assurer la meilleure proximité des représentants avec les salariés, n'ait été que partiellement satisfait.

Comme de nombreuses autres entreprises, Capgemini n'a pas cherché à préserver une représentation des salariés au niveau de l'actuelle. C'est une "économie" de mandats voisine de 30% que subiront les instances représentatives du personnel et, par voie de conséquence, les salariés. Et ce sont les domaines de la santé, de la sécurité et des conditions de travail qui risquent d'être les plus impactés avec le faux remplacement des CHSCT par les commissions SSCT(2).

L’index de l’égalité, c’est quoi ? Que faut-il en conclure ?

L’index de l’égalité femmes-hommes, prévu par la loi « Avenir professionnel » de septembre 2018, est basé sur 5 indicateurs :

  • Ecarts de rémunération (40%)
  • Ecart de répartition des augmentations individuelles (20%)
  • Ecart de la répartition des promotions (15%)
  • % de salariées augmentées au retour de congé maternité (15%)
  • Nombre de salariés du sexe sous représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations (10%)

La somme totale de ces indicateurs donne une note sur 100.

Visite du 147 par vos représentants le 12 février 2019

2 groupes ont pu enfin visiter une partie du 147. Cela fait près de 4 mois que cette visite était demandée par l'interCHSCT. Sous divers prétextes, le chef de projet refusait d'y pourvoir. Sans l'intervention autoritaire d'un des deux représentants de la direction, nous en serions encore à réclamer cette visite.

Depuis le 9 janvier 2019, la loi impose désormais aux entreprises de plus de 50 salariés de publier chaque année des indicateurs relatifs aux écarts de rémunération entre les hommes et les femmes et les actions mises en œuvre pour les supprimer. Les entreprises d’au moins 1 000 salariés ont jusqu’au 1er mars 2019 pour publier leur premier niveau de résultats.