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Si les salariés français du groupe Capgemini n'ont TOUJOURS pas droit à de l'intéressement, ils ont par contre la possibilité, depuis les années 80, de placer leur prime de participation sur un compte rémunéré à 10%. 10%, un taux qui claque non ?

Mais, car il y a un "mais", un nombre considérable de ces salariés n'ayant que très exceptionnellement, voire pas du tout, bénéficié sur ce siècle d'une prime de participation, nos lecteurs auront vite fait d'apprécier le résultat d'un placement de zéro Euro à 10%... La raison en est simple : les réserves spéciales de participation (RSP) sont calculées au niveau de chaque entité juridique et non pas au niveau national. Ce qui a amené tous les syndicats représentatifs à réclamer depuis des années une péréquation afin que chaque salarié puisse bénéficier des résultats de la synergie entre les diffférents métiers.

Et, ENFIN, la direction s'est engagée dans l'accord Salaires 2018 à renégocier les mécanismes de la participation, ainsi qu'à ouvrir les débats en vue d'un accord sur l'intéressement. Concernant la participation, la CFDT revendique :

Nous avons évoqué dans cet article du 6 mai les éléments de l'accord Salaires 2018 récemment signé par 4 organisations syndicales de Capgemini, dont la CFDT.

Bien que n'ayant pas toujours participé aux négociations qui ont abouti à cet accord, la CGC a l'audace de s'en attribuer la paternité dans un tract, non seulement manipulateur, mais en plus erroné sur les montants (savaient-ils seulement ce qu'ils ont signé ?) !!!

Il est clair que, chaque syndicat a défendu ses revendications, du moins quand ils étaient présents aux réunions de négo. Et si tel ou tel syndicat peut légitimement avancer que tout ou partie d'une mesure répond à ses demandes, aucun ne peut s'enorgueillir d'une quelconque exclusivité.

Retours sur le contenu de l'accord du 7 mai 2019 :

Les négociations Salaires 2018 ont-elles donné un meilleur cru que les années précédentes ?

Alors que la direction avait habitué un grand nombre de salariés au pain sec et à l’eau, la tension sur les emplois dans nos métiers ainsi que nos refus de valider des accords Salaires minimalistes depuis plusieurs années portent enfin, un peu, leurs fruits.

Les acquis d'un accord (tardif, la direction s'étant un peu faite prier pour ouvrir ces négociations annuelles obligatoires)

qui a recueilli 4 signatures (CFDT, CFTC, CGC et FO) sur 5 :

Notre site n'aborde qu'exceptionnellement une actualité qui ne concerne pas directement notre entreprise. Mais, comme l'a qualifié Me Cadot, avocat de la CFDT, le procès qui a débuté le 6 mai 2019 est « sans équivalent ». Lire cet article sur le site de notre fédération.

Son exemplarité tient à de nombreuses raisons : c'est une société du CAC40 qui est sur le banc des accusés, avec 7 de ses anciens dirigeants. Ce sont aussi les (hélas trop) nombreuses victimes d'un système de management accusé de harcèlement moral ayant tenu lieu de politique de management. Seule la qualification de harcèlement moral a été retenue à l'encontre des inculpés, le juge d'instruction n'ayant finalement pas retenu d'autres griefs comme homicide involontaire ou mise en danger d'autrui.

Prévu pour se terminer mi-juillet, ce procès fera donc date. Si condamnation il y a, Me Cadot considère qu'elle aura surtout valeur d'exemple. Et ne doutons pas hélas que la clôture juridique de ce dossier est lointaine, diverses parties solliciteront certainement des recours qui en retarderont la fin.

La CFDT appelle à voter le 26 mai 2019 pour une Europe sociale et environnementale forte.

Face à la montée des populismes et leurs programmes simplistes, la CFDT rappelle les enjeux suivants:

- La nécessité de construire une Europe solidaire qui ne se limite pas à réparer les conséquences liées à la mondialisation, mais qui anticipe et accompagne les mutations technologiques et environnementales avec un budget à la hauteur des enjeux,

- La nécessité de construire une Europe qui développe les droits sociaux - en mettant en oeuvre le socle européen des droits sociaux et en renforçant le dialogue social - et la protection de l’environnement,

- La nécessité de construire une Europe qui promeut les normes sociales et environnementales internationales (normes internationales du travail, Accord de Paris sur le Climat, les principes directeurs de l’OCDE, Objectifs du Développement Durable,…),

- La nécessité de construire des politiques européennes équitables et soucieuses des conditions de concurrence loyale sur le plan européen et international en matière de fiscalité, de droit du travail, ou encore de politique commerciale. Pour que l’Europe reste un continent avec des systèmes sociaux les plus développés. Pour renforcer son attractivité en tant que lieu d'investissement et de création d'emplois, elle doit améliorer sa productivité, sa croissance et l’emploi,

- La nécessité de construire une véritable stratégie économique et technologique européenne (énergie, matières premières, innovation…) pour assurer son indépendance à l’échelle mondiale et protéger ses citoyens.